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07/08/2015 10:46 EDT | Actualisé 07/08/2015 11:01 EDT

L'Université Laval s'entend avec le ministère de l'Éducation et évite les mises à pied

dalbera/Flickr
Le LAMIC (laboratoire de muséologie et d'ingénierie de la culture) est installé dans le pavillon Louis-Jacques Casault (photo) qui est une ancienne église. Il a ouvert ses portes en mai 2007 au sein de l'université Laval à Québec. Il se définit comme un centre de recherche en muséologie expérimentale. Il vise réunir dans un même lieu des chercheurs versés en muséologie, en ethnologie, en archéologie, en architecture, mais aussi des ingénieurs. Autour de trois axes – l'objet muséal, l'espace et le visiteur– ce laboratoire vise à repousser les limites du musée, à l'aide des technologies liées à la visualisation, notamment par le virtuel, la numérisation (captation) 3D ou encore la Réalité augmentée.Philippe Dubé est le directeur du LAMIC.

L'Université Laval a finalement trouvé un terrain d'entente avec le ministère de l'Éducation pour faire face aux compressions de 58 millions de dollars imposées à l'établissement depuis un an. La direction menaçait de supprimer 150 emplois si aucune solution n'était trouvée.

L'Université et le gouvernement se sont entendus sur un « assouplissement des règles budgétaires » qui lui permet d'absorber les compressions sur une plus longue période, dégageant ainsi 66 millions de dollars sur six ans.

« C'est une excellente annonce, on est très contents », a commenté le vice-recteur exécutif et au développement de l'Université Laval, Éric Bauce.

En vertu de cette entente, l'Université pourra, comme elle le souhaitait, transférer certaines dépenses capitalisables - comme les équipements, les livres et le mobilier, par exemple - dans son enveloppe réservée aux investissements.

L'Université Laval pourra ainsi récupérer dans son budget de fonctionnement 11 millions de dollars par année pendant 6 ans, une somme qui représente le manque à gagner auquel elle faisait face.

« C'est une solution qui ne coûte rien aux contribuables, qui est une solution comptable »

— Éric Bauce, vice-recteur exécutif et au développement de l'Université Laval

En échange, l'Université doit garantir au gouvernement qu'elle a les fonds suffisants pour maintenir ses infrastructures en bon état. « Compte tenu qu'on a investi beaucoup dans le maintien de nos immobilisations avec des fonds externes, comme des fonds fédéraux, au cours des dernières années, on a pris de l'avance », soutient M. Bauce.

Cette entente intervient après 14 mois de pourparlers avec Québec. Dans un premier temps, le gouvernement avait refusé cette façon de faire.

« Le gouvernement avait besoin d'être rassuré sur différents aspects, notamment l'état des infrastructures. Il a fallu qu'on développe des analyses, qu'on démontre qu'on avait effectivement investi, qu'on documente très bien l'état de nos infrastructures. »

Les autres universités québécoises pourront elles aussi profiter de cette entente si elles respectent l'équilibre budgétaire et maintiennent leurs infrastructures en bon état.

« La solution a été développée pour que ça soit applicable dans tout le réseau, pour que tout le monde puisse en bénéficier », indique Éric Bauce.

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