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07/08/2015 05:09 EDT | Actualisé 07/08/2016 01:12 EDT

MH370: des proches des passagers chinois exigent de se rendre à La Réunion

Des proches des passagers chinois à bord du vol MH370 ont manifesté vendredi à Pékin, exigeant de se rendre sur l'île de la Réunion, où a été retrouvé un fragment d'aile probablement issu de l'appareil de Malaysia Airlines.

Sur les 239 personnes à bord du Boeing 777, qui s'est volatilisé il y a 17 mois peu après son décollage de Kuala Lumpur, on comptait quelque 150 passagers chinois.

Une trentaine de membres de leurs familles se sont rassemblés vendredi matin devant un immeuble de bureaux près de l'aéroport de Pékin dans l'espoir d'une rencontre avec des responsables du gouvernement malaisien.

Ayant attendu un moment en vain, ils ont ensuite manifesté --sous étroite surveillance des forces de l'ordre-- près de l'ambassade de la Malaisie à Pékin, dont des dizaines de policers bloquaient les voies d'accès.

Frustrés de ne pouvoir s'entretenir avec des officiels, ces proches ont exprimé leur colère et leur revendication à se rendre sur l'île de l'océan Indien, où ont échoué plusieurs débris pouvant provenir de l'avion.

"Nous exigeons désormais de partir à la Réunion pour constater par nous même" la situation, a déclaré Mme Hu Xiufang, qui comptait trois proches --dont son fils-- à bord du MH370.

"Tous les familles veulent y aller! La Malaisie est le pays responsable (en charge de l'enquête, ndlr), et c'est donc à eux de s'occuper des formalités nécessaires" pour ce voyage, a-t-elle ajouté.

Les recherches pour retrouver le MH370 étaient restées vaines jusqu'à ce qu'un flaperon, un morceau d'aile, soit retrouvé la semaine dernière à la Réunion.

Le Premier ministre malaisien Najib Razak a affirmé jeudi qu'il s'agissait bien d'un morceau de l'appareil disparu --une affirmation accueillie avec incrédulité par les familles chinoises, dont certaines ont fait part de leurs "sérieux doutes".

Le ministre malaisien des Transports a par ailleurs indiqué jeudi à l'AFP que des coussins de siège et vitres d'avion avaient également été découverts à la Réunion et étaient en attente d'expertise.

"Nous voulons voir en personne ce qui se passe véritablement à la Réunion", s'exclamait Lu Zhanzhong, le père d'un des passagers. "Je veux aller voir si la valise de mon fils ne s'est pas échouée là-bas".

"Nous voulons tous partir ensemble. C'est conforme aux conventions internationales. Et c'est à la Malaisie d'organiser ce voyage", abondait Zhang Jianyi, dont la fille et la petite-fille étaient sur le MH370.

En dépit des récentes annonces, nombre des membres des familles chinoises refusent toujours de croire à la mort de leurs proches.

Certains, dont M. Zhang, portaient vendredi un T-shirt sur lequel était imprimé: "Nous prions pour votre retour sain et sauf". D'autres, agenouillés sur le bitume et en larmes, imploraient qu'on leur vienne en aide.

"Le gouvernement malaisien a refusé d'envoyer quelqu'un pour nous parler. Je ne sais pas ce dont ils ont peur ou ce qu'ils essayent de cacher", lançait de son côté, exaspérée, Jiang Hui, dont la mère était à bord.

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MAS - MALAYSIAN AIRLINE SYSTEM (MALAYSIA AIRLINES)