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06/08/2015 20:50 EDT | Actualisé 06/08/2016 01:12 EDT

Les Etats-Unis remettent la veuve d'un chef de l'EI aux autorités irakiennes

Les Etats-Unis ont remis jeudi aux autorités irakiennes la veuve d'un haut responsable du groupe Etat islamique, faite prisonnière lors d'un raid mi-mai en Syrie qui a coûté la vie à son mari, Abou Sayyaf.

Nasrin As'ad Ibrahim, connue sous le nom de Umm Sayyaf, était jusque-là aux mains des militaires américains et a été remise au ministère de l'Intérieur du gouvernement régional du Kurdistan irakien, souligne un communiqué du ministère américain de la Défense.

Elle avait été capturée par les forces américaines le 15 mai à Al-Omar, dans l'est de la Syrie, lors de la première opération au sol revendiquée officiellement par les Etats-Unis contre le groupe Etat islamique (EI) pour capturer des membres de l'organisation ultra-radicale.

Umm Sayyaf, qui serait aussi membre de l'organisation ayant déclaré un califat à cheval sur l'Irak et la Syrie, jouait "un rôle important dans les activités terroristes" du groupe, avait alors expliqué la porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Bernadette Meehan.

"La décision de transférer Umm Sayyaf au gouvernement irakien est fondée sur la conviction du gouvernement américain que le transfert de la détenue serait en accord avec les considérations légales, diplomatiques, de renseignement" ou encore de sécurité, a indiqué le ministère américain jeudi.

"Ce transfert correspond à la politique du ministère de détenir, d'interroger et, quand cela est approprié, d'envisager des poursuites contre les personnes capturées sur le champ de bataille" a-t-il ajouté.

L'opération lors de laquelle elle a été faite prisonnière visait surtout son mari, Abou Sayyaf, qui jouait "un rôle capital dans la supervision des opérations illicites de l'EI dans le pétrole et le gaz, une source clé de revenus qui permet à l'organisation terroriste de poursuivre ses tactiques brutales et d'oppresser des milliers de civils innocents", selon Washington.

Il était notamment considéré comme un "financier" mais "de plus en plus impliqué dans le côté opérationnel", avait expliqué une source de la Défense américaine.

Jusqu'à cette incursion américaine au sol, à quelques exceptions près, les Etats-Unis avaient surtout frappé le groupe par le biais de sa campagne de bombardements aériens.

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