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07/08/2015 14:59 EDT | Actualisé 07/08/2016 01:12 EDT

Le pétrole finit en baisse à New York une nouvelle semaine de neurasthénie

Les cours du pétrole ont baissé vendredi à New York, concluant ainsi leur sixième semaine consécutive de baisse, dans un marché sur lequel planait toujours la perspective d'une offre excessive.

Le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en septembre a cédé 79 cents à 43,87 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), enregistrant une baisse de plus de trois dollars sur l'ensemble de la semaine.

"Le marché continue à se replier", a souligné Gene McGillian, de Tradition Energy. "On reste face aux facteurs qui ont fait baisser (...) le baril de WTI à son plus bas niveau depuis quatre mois: les inquiétudes sur l'excès d'offre et sur le déclin de la demande, en particulier en Chine."

Depuis juillet, les cours, qui s'étaient stabilisés pendant le printemps autour de 60 dollars le baril, ont rechuté et en effet retrouvé des niveaux qu'ils n'avaient plus vus depuis mars. Surtout, ils n'ont plus qu'à baisser un tout petit peu pour atteindre leurs plus bas niveaux depuis plus de six ans.

"On entend de nouveau dire que les cours du pétrole brut sont retombés à des niveaux qui vont s'avérer n'être pas viables, mais on ne voit pas comment l'équilibre du marché mondial pourrait évoluer vers un déficit d'offre, du moins à moyen terme", a reconnu Tim Evans, de Citi.

Les Etats-Unis, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et la Russie contribuent tous au niveau élevé de l'offre en continuant à produire du pétrole à un niveau élevé.

Du côté américain, où la production a nettement rebondi la semaine dernière, les investisseurs ont digéré vendredi l'une des rares nouvelles pétrolières du jour, qui s'est avérée plutôt défavorable, avec une hausse de six unités du nombre de puits en activités aux Etats-Unis, selon un décompte établi par le groupe privé Baker Hughes.

De plus, "les cours de l'essence continuent à être sous pression, au moment où l'on attaque la fin de la saison des grands déplacements, alors que les stocks sont plus que suffisants", a souligné Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Le marché ne s'est pas montré plus enthousiaste au sujet de l'Opep, d'autant que "l'on pourrait voir de nouveaux barils de pétrole sur le marché à cause de l'Iran" et de l'accord nucléaire conclu avec les grandes puissances à la mi-juillet, a noté M. McGillian.

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