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07/08/2015 16:57 EDT | Actualisé 07/08/2016 01:12 EDT

Festival du cochon: le MAPAQ a reçu des plaintes mais n'a jamais eu à intervenir

MONTRÉAL — Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ) avait déjà reçu sept plaintes en date de jeudi en lien avec la tenue du Festival du cochon de Sainte-Perpétue, dans le Centre-du-Québec, et ce, avant même la tenue des événements qui soulèvent la controverse.

Toutefois, vérification faite, les inspecteurs du MAPAQ ont toujours gardé un oeil sur cet événement, comme ils le font pour plusieurs autres, et n'ont jamais eu à intervenir en matière de bien-être des animaux.

Des groupes de protection des animaux sont intervenus sur la place publique ces derniers jours, dénonçant surtout les épreuves de courses de cochons graissés, qui débutaient ce vendredi.

Lors de ces événements, des cochons domestiques et des sangliers sauvages sont placés dans une arène où le sol est boueux. Des participants tentent alors de capturer les animaux, de les soulever et de les mettre dans un baril.

Des organismes comme la SPCA et Canadiens pour un traitement éthique des animaux de ferme (CETFA) affirment que ces activités imposent un stress extrême sur les animaux et un risque énorme pour leur santé.

Un porte-parole du MAPAQ a cependant précisé que le ministère rencontre à tous les ans les responsables de l'événement — comme de tous les événements du genre — pour leur rappeler leurs obligations en matière de salubrité des aliments et de bien-être des animaux.

De plus, le ministère précise que toute plainte fait l'objet d'une inspection sans préavis et que des constats d'infraction assortis d'amendes sont émis si des infractions à la Loi sur la protection sanitaire des animaux sont constatées, ce qui n'est jamais arrivé dans le passé.

De son côté, le Festival assure qu'aucun animal n'est maltraité lors de ces événements et que les règlements interdisent d'attraper un animal par les oreilles, les pattes ou la queue, qu'il doit être soulevé à bras-le-corps et «déposé» dans un baril, le tout sous surveillance d'un «arbitre».

Pierre Saint-Arnaud, La Presse Canadienne