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07/08/2015 15:55 EDT | Actualisé 07/08/2016 01:12 EDT

Deux attentats font un total de 35 morts à Kaboul

KABOUL — Deux importants attentats à Kaboul, l'une près d'une école de police et l'autre près d'un complexe militaire gouvernemental, ont fait au moins 35 morts vendredi.

Un homme vêtu d'un uniforme de policier s'est fait exploser à l'extérieur des clôtures d'une école de police, vendredi soir, tuant au moins 20 recrues et en blessant 25, ont rapporté les autorités officielles.

L'attaquant s'était rendu au sein d'un groupe de recrues qui attendaient à l'extérieur de l'académie, où il a fait exploser sa veste bourrée d'explosifs, a affirmé un policier.

Il s'agissait de la seconde attaque de la journée dans la capitale afghane. Plus tôt, un camion chargé a explosé et tué au moins 15 personnes près d'un complexe gouvernemental et d'une base militaire dans un quartier résidentiel de Kaboul. L'incident, qui s'est produit à 1 h du matin, a aussi blessé 240 personnes. C'est l'une des plus grosses explosions jamais vues à Kaboul. Un pâté de maison s'est effondré et un cratère de neuf mètres s'est dessiné.

Selon le bureau du président, 47 femmes et 33 enfants font partie des victimes. Environ 40 des blessés demeurent hospitalisés.

Personne n'a immédiatement revendiqué la responsabilité des attentats. Ils nuisent toutefois grandement au message des services de sécurité du pays, qui martèlent que la capitale est insensible aux attaques. Ils posent aussi problème pour le président Ashraf Ghani, qui a été élu en promettant un avancement du processus de paix.

Ashraf Ghani a prévenu qu'il avait l'intention de réagir fortement et rapidement à ces attentats. Il a déclaré que l'attaque visait à détourner l'attention de la discorde au sein de la direction des talibans. Cela n'influencera pas sa détermination à poursuivre les efforts de paix, a-t-il assuré.

«Nous sommes toujours engagés pour la paix. Mais nous répondrons à ces attaques terroristes avec force et puissance»,  indiqué le président par voie de communiqué.

M. Ghani, tout juste revenu d'Allemagne où il a reçu des traitements médicaux, a visité les blessés de l'attaque du matin à l'hôpital, alors que, sur les médias sociaux, les responsables appelaient la population à faire des dons de sang.

Lynne O'Donnell et Amir Shah, The Associated Press