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07/08/2015 10:00 EDT | Actualisé 07/08/2016 01:12 EDT

Birmanie: les négociations de paix s'achèvent sans accord

Des négociations entre le gouvernement birman et plusieurs groupes armés émanant des minorités ethniques, qui avaient pour but d'aboutir à un accord de paix historique, se sont achevées vendredi sans accord, ont indiqué les participants.

Le gouvernement birman et les principaux groupes étaient parvenus le 31 mars à un projet d'accord de paix, qualifié d'"historique" par l'ONU.

Un accord de paix est un objectif stratégique pour le gouvernement avant la tenue le 8 novembre d'élections législatives, perçues comme un test démocratique par la communauté internationale.

"Nous n'avons pas pu parvenir à un accord aujourd'hui", les pourparlers ayant achoppé sur la question de la participation de tous les groupes armés, a indiqué Pu Zing Cung, membre de la délégation des minorités ethniques.

Il a expliqué que les minorités veulent que 17 groupes fassent partie de l'accord, mais que le gouvernement refuse l'inclusion de plusieurs d'entre eux.

Certains de ces groupes sont toujours engagés dans des combats avec l'armée.

Le chef des négociateurs du gouvernement, Aung Min, avait reconnu auparavant qu'un accord global était "très important pour le processus de paix".

Mais les observateurs estiment que les militaires tout-puissants sont résolument opposés à l'inclusion de certains des plus petits groupes armés qui continuent de combattre l'armée, notamment en Etats Shan et Kachin, dans le nord-est du pays, à la frontière avec la Chine.

Ancienne colonie britannique, la Birmanie est confrontée depuis son indépendance en 1948 à des soulèvements de groupes ethniques qui réclament plus d'autonomie. Une situation explosive dans plusieurs régions frontalières du pays, compliquée par l'enjeu du contrôle des richesses naturelles, comme le rubis ou les bois précieux.

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