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07/08/2015 11:32 EDT | Actualisé 07/08/2016 01:12 EDT

80 % de l'économie va bien, assure Harper

Le chef du Parti conservateur soutient que « 80 % de l'économie canadienne est en croissance », et ce, même si le produit intérieur brut (PIB) a baissé de décembre à mai.

Quant aux difficultés dans le secteur de l'énergie, qui est en décroissance, « tout le monde sait que c'est à cause de la chute des prix du pétrole », a ajouté Stephen Harper, vendredi lors d'un rassemblement dans la région de Toronto.

« Pour [le chef du NDP] Thomas Mulcair, on répond à la chute des prix du pétrole avec des augmentations de taxes et d'impôts, des déficits permanents et des dépenses sans contrôle. Ça, c'est la politique qui a causé la stagnation économique dans des pays où on l'a essayé, et on ne veut pas un tel chemin pour notre pays », a affirmé Stephen Harper.

Le chef conservateur a soutenu que le gouvernement fédéral doit continuer de miser sur un plan axé sur des impôts bas afin de créer des emplois et stimuler la croissance économique. M. Harper a souligné qu'il s'est créé 1,3 million d'emplois au Canada depuis la crise économique mondiale de 2008, dont 90 % sont à temps plein, et plus 80 % dans le secteur privé, et ces nouveaux emplois sont dans des industries où les salaires sont élevés.

« Nous avons vu au Canada, contrairement à la majorité des autres pays, une augmentation des revenus dans tous les groupes de revenus », a lancé M. Harper.

« Le choix est de rester avec un plan qui fonctionne et avec lequel la plus grande partie de notre économie connaît une croissance, ou d'adopter un plan qui fait reculer l'ensemble de l'économie, comme le propose le NPD », a affirmé M. Harper.

Selon les données les plus récentes de Statistiques Canada, le PIB a diminué de décembre 2014 à mai 2015, c'est-à-dire pendant cinq mois. Un pays est techniquement en récession lorsqu'il enregistre deux trimestres (6 mois) de décroissance économique.

Le 31 juille dernier, Statistique Canada indiquait que la diminution du PIB en mai était « principalement attribuable aux replis observés dans les secteurs de la fabrication, de l'extraction minière, de l'exploitation en carrière et de l'extraction pétrolière et gazière, ainsi que dans le commerce de gros ».