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06/08/2015 05:08 EDT | Actualisé 06/08/2015 05:11 EDT

États-Unis : Trump défend sa pole-position au premier débat des primaires républicaines

ASSOCIATED PRESS
Presidential contender Donald Trump arrives by helicopter during the 1st first day of the Women's British Open golf championship on the Turnberry golf course in Turnberry, Scotland, Thursday, July 30, 2015. (AP Photo/Scott Heppell)

Les 17 candidats aux primaires républicaines pour la Maison Blanche s'apprêtaient jeudi à débattre pour la première fois de la saison électorale, une première pour le milliardaire Donald Trump, en tête des sondages.

Le magnat de l'immobilier a pris la tête de la course depuis son entrée fracassante en campagne en juin, le quart environ des républicains lui apportant désormais leur soutien. L'establishment du parti avait prédit que Donald Trump ne serait qu'un feu de paille, mais le caractère excessif de ses propos sur ses rivaux ou l'immigration ne semble qu'avoir dopé sa candidature.

Dix candidats s'affronteront à partir de 21h locales et pendant deux heures dans l'arène de basket de Cleveland, le lieu-même où se tiendra la convention d'investiture en juillet 2016, dans l'Ohio sur le lac Erié. Quelque 5 000 personnes devraient assister au débat depuis les gradins, selon un porte-parole du parti républicain.

La chaîne d'information la plus regardée des Etats-Unis, Fox News, très influente chez les conservateurs américains, organise et diffuse le débat, en partenariat avec Facebook.

Les sept autres candidats, moins bien placés dans les sondages, ont été relégués à un autre débat quatre heures plus tôt, notamment la seule femme en lice, l'ex-patronne de Hewlett-Packard Carly Fiorina.

Jamais, de mémoire de candidat, autant de personnes n'avaient concouru pour des primaires présidentielles. Seuls quelques noms sont bien connus, outre Trump, comme Jeb Bush, fils et frère des présidents Bush et ancien gouverneur de Floride.

Les regards seront fixés sur Donald Trump, qui aura le même temps de parole que ses rivaux, des "politiciens" qu'il méprise ouvertement. Le milliardaire raconte souvent que dans sa carrière d'homme d'affaires, il les a facilement amadoués avec des chèques pour se voir ouvrir des portes.

Mais au-delà de son slogan, "redonner à l'Amérique sa grandeur", Donald Trump n'a pas présenté de projet politique détaillé, et pourrait être pressé sur le fond par ses rivaux, qui ont presque tous un bilan d'élu à leur actif.

Autre point faible pour ce novice des débats: les positions de gauche qu'il a prises dans le passé sur l'avortement, la santé ou les armes à feu.

"Je suis probablement une cible", a admis Donald Trump mercredi sur ABC. "J'ai évolué comme tout le monde, Ronald Reagan a évolué, il était démocrate avant de devenir républicain".

Hillary Clinton, cible commune

Selon des statistiques diffusées par Facebook jeudi, 26 millions de personnes aux Etats-Unis ont participé à des conversations sur le milliardaire sur le réseau social, beaucoup plus que pour Hillary Clinton (12 millions) ou le deuxième républicain, Jeb Bush (5 millions).

"Vous lui avez tous donné l'équivalent d'un milliard de dollars de couverture médiatique, tout est de votre faute, Charlie!", a grincé le sénateur Rand Paul jeudi sur la chaîne CBS, en répondant au journaliste Charlie Rose.

L'immigration est son thème de prédilection: Donald Trump a promis de construire un mur entre le Mexique et les Etats-Unis pour stopper l'afflux de clandestins et cite systématiquement des affaires de meurtre pour justifier l'expulsion de 11 millions de sans-papiers.

"Il dit les choses que tout le monde pense", dit Brad Roller, sexagénaire venu assister à un meeting du sénateur Marco Rubio, mercredi à Cleveland.

Les autres candidats, tous des hommes, auront à coeur de ne pas se faire enfermer dans un esclandre avec Donald Trump, et de se présenter comme les seuls capables de battre la favorite des démocrates, Hillary Clinton, en novembre 2016.

"J'ai l'intention de faire une campagne populiste (...) contre la corruption des deux partis à Washington, incarnée par Hillary Clinton", a dit aux journalistes le sénateur Ted Cruz, l'un des meilleurs orateurs présents jeudi.

Neuf débats ont été sanctionnés par le parti républicain jusqu'en février. Le prochain aura lieu le 16 septembre. Le parti démocrate prévoit six débats à partir de cet automne entre Hillary Clinton et ses quatre concurrents déclarés.

Les dix candidats du débat principal de jeudi sont: Donald Trump, Jeb Bush, Scott Walker, Mike Huckabee, le neurochirurgien à la retraite Ben Carson, les sénateurs Ted Cruz (Texas), Marco Rubio (Floride) et Rand Paul (Kentucky), les gouverneurs Chris Christie (New Jersey) et John Kasich (Ohio).

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