POLITIQUE
06/08/2015 10:45 EDT | Actualisé 07/08/2015 07:09 EDT

5 choses qu'on a apprises pendant le débat électoral de Maclean's

CP

Les chefs Stephen Harper, Thomas Mulcair, Justin Trudeau et Elizabeth May se sont affrontés dans un premier débat animé par le journaliste Paul Wells de Maclean's.

Voici cinq faits que nous avons retenu au terme du seul débat - peut-être - où les quatre chefs s'affronteront en anglais au courant d'une des plus longues campagnes électorales de l'histoire.

1. NOUS SOMMES EN RÉCESSION.

Stephen Harper a enfin admis que le Canada était en récession, après avoir été talonné sur le sujet de l’économie par Thomas Mulcair. L’économie du pays a été touchée de plein fouet par la baisse des prix du pétrole, le huard en chute libre et moins d’exportations que prévu. De quoi faire mal aux belles promesses électorales des conservateurs.

2. Harper est capable de dire « M. Trudeau »

Après avoir référé au chef libéral comme « Justin » dans les derniers jours, sous prétexte qu’il s’agit de sa marque de commerce, Stephen Harper a pris bien soin de s’adresser à son collègue avec son nom de famille. Des experts avaient suggéré qu’en l’appelant par son prénom, le premier ministre sortant s’en prenait à la crédibilité de Justin Trudeau.

3. La position de Mulcair n’est pas claire, claire

Fait étonnant, c’est Thomas Mulcair qui s’est attiré les foudres des autres chefs dans la section « environnement » du débat de Maclean’s. Justin Trudeau a repris les mots exacts du chef bloquiste Gilles Duceppe pour critiquer son « double discours » sur le projet Énergie Est. Malgré l’épreuve des faits de Radio-Canada, qui soutient que Mulcair a toujours été clair sur sa position, ses adversaires utilisent le flou dans l’opinion publique à leur avantage.

4. Le chiffre magique de Trudeau? Le 9!

Tel que rapportait notre correspondante parlementaire Althia Raj avant le débat, le chef du NPD Thomas Mulcair s’en est pris à Justin Trudeau au sujet du pourcentage acceptable en cas d’un troisième référendum sur la séparation du Québec. Au lieu de répondre un pourcentage qui l’aurait mis dans l’eau chaude, le chef libéral s’est exclamé « 9 » à plusieurs reprises, faisant référence au nombre de juges de la Cour suprême qui ont validé la Loi sur la clarté référendaire adoptée en 2000 par les libéraux de Jean Chrétien.

5. Israël est le « meilleur ami » du Canada

Stephen Harper a une fois de plus réaffirmé son soutien indéfectible envers la nation d’Israël. Mais cette fois-ci, il est allé encore plus loin et a indiqué qu’il était le « meilleur ami et allié » du Canada, ce qui plaira sans doute à la base électorale juive au pays.

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