BIEN-ÊTRE
05/08/2015 11:40 EDT | Actualisé 28/08/2015 11:09 EDT

La baisse du dollar aura un impact sur les dépenses de la rentrée

shironosov via Getty Images
Backs of schoolkids with colorful rucksacks moving in the street

Le recul du dollar canadien pourrait s'avérer bénéfique pour les détaillants à l'approche de la rentrée scolaire.

Selon les prévisions de la firme Ernst & Young, les dépenses liées à la rentrée scolaire cette année seront 4 % plus élevées.

De plus, la valeur moindre du dollar canadien signifie que les consommateurs feront leurs achats à l'intérieur des frontières, selon Daniel Baer du secteur Produits de consommation de la firme.

Dans une entrevue téléphonique depuis Montréal, il a précisé que cela signifiait que moins de gens traverseraient physiquement la frontière et qu'ils feraient aussi moins d'achats en ligne.

La nouvelle prestation universelle pour la garde d'enfants du gouvernement fédéral représentera par ailleurs un revenu supplémentaire pouvant être consacré aux dépenses de la rentrée, a-t-il souligné. Cependant, l'inflation, les coûts plus élevés des logements et l'incertitude économique pourraient limiter l'envie de dépenser des consommateurs.

Toujours selon les prévisions, c'est en Colombie-Britannique et en Ontario que les ventes seront les plus élevées, alors que le Québec et les Maritimes traîneront en queue de peloton, et avec peu d'augmentation par rapport à l'an dernier. L'Alberta et la Saskatchewan, qui sont habituellement en tête, devraient enregistrer des ventes moindres qu'à la rentrée précédente.

Ces changements sont très représentatifs de la performance économique d'une province, a affirmé Daniel Baer, rappelant que l'Alberta a déjà eu une croissance de vente au détail plus élevée que la moyenne nationale grâce au niveau d'emploi et des prix du pétrole.

"Leur économie grandissait aussi vite en raison de leur activité économique, de l'influx de nouveaux arrivants dans la province et d'un très bas taux de chômage. La chute des prix du pétrole a certainement eu un impact en ce qui a trait au revenu disponible, mais aussi au sentiment de stabilité économique des consommateurs albertains."

Une récente étude d'Ernst & Young s'est penchée sur les habitudes d'achats des gens nés entre 1997 et 2000 et a permis de découvrir une distinction entre cette portion de la génération Z et les générations plus âgées.

"En sortant de la récession de 2008, je pense que la plupart des gens avaient vécu dans une économie relativement incertaine, a expliqué M. Baer. Cela a, en quelque sorte, teinté leur vécu, donc ils sont conscients de la valeur des choses. Ils cherchent des choses comme la livraison gratuite, les ventes spéciales et les rabais, plus qu'un baby-boomer qui peut être plus solide économiquement."

"Je pense que c'est simplement l'époque à laquelle ils ont grandi et ce qu'ils ont vu autour d'eux qui les rendent plus conscients de la valeur des choses."

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