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Christine Poirier, la libérale qui veut conquérir Laurier-Sainte-Marie et donner naissance en même temps (ENTREVUE)

L’adversaire libérale de Gilles Duceppe dans Laurier-Sainte-Marie a beau être enceinte de huit mois, cela ne l’empêche pas de faire campagne tous les jours. Rencontre avec une candidate qui fera bientôt du porte-à-porte avec bébé.

Le chef du Bloc québécois avait été député pour la circonscription jusqu’à l’élection de 2011, où il avait été défait par Hélène Laverdière du NPD. Maintenant de retour à la tête du parti, il compte se représenter en territoire conquis.

Mais Christine Poirier pense que le chef bloquiste trouvera une circonscription qui a « passablement changé » depuis son départ il y a quatre ans.

Christine Poirier, à droite, avec l'un des fondateurs du Santropol roulant.

Elle sillonne les rues de Laurier-Sainte-Marie, qui regroupe le Plateau-Mont-Royal, le Quartier des spectacles, le Village gai et le quartier chinois, depuis qu’elle est devenue candidate en mai 2014, et a tissé des liens avec le secteur des affaires, le milieu communautaire et les élus.

Enceinte ou pas, la fondatrice de l’entreprise de vêtements d’allaitement Momzelle, qu’on a pu voir dans l’émission Dragon’s Den de CBC, assiste à des évènements à un rythme effréné. Pour elle, il n’est pas question d’abandonner.

Elle reçoit parfois de drôles de commentaires par rapport à sa grossesse, sur l’impact du stress sur le bébé, entre autres. « Les gens vont me dire : ‘Es-tu sûre que tu veux rester candidate?’ ou ‘Tu n’es pas trop fatiguée?’ », énumère celle qui est aussi maman d’une petite fille de huit ans.

« Je me sens très bien et puis il était hors de question que je laisse tomber la campagne parce que j’étais enceinte, continue-t-elle. C’est la vie. Pour moi, c’est un beau cadeau. C’est aussi un défi d’organisation, il n’y a aucun doute, mais je ne suis pas plus stressée, puisque je fais ce que j’aime. »

Le désir de s’impliquer en politique lui est apparu quand elle était encore à la tête de Momzelle. Les affaires dans l’entreprise familiale allaient bien lorsqu’elle a eu une conversation avec sa belle-sœur qui lui a demandé où elle se voyait dans cinq ou dix ans.

Ce qu’elle a répondu l’a étonnée. Christine Poirier se voyait à la place de Maxime Bernier, qu’elle avait rencontré la semaine précédente à Ottawa. Pas députée pour le Parti conservateur, nécessairement, mais faisant partie des instances décisionnelles du pays.

« Du moment où j’ai verbalisé que j’aimerais être députée, je me suis dit : ‘Qu’est-ce que je dois mettre en place pour y arriver?’. » La « mompreneure » se souvient avoir parlé à Bernier de ses intentions. Il lui aurait répondu qu’elle serait « un atout » pour le parti de son choix au moment de la campagne.

Son choix s’est arrêté sur le Parti libéral de Justin Trudeau. Cet été, elle a été aperçue à ses côtés, tant au défilé de la Saint-Jean-Baptiste qu’au marché Maisonneuve, la semaine dernière.

Au défilé de la Saint-Jean-Baptiste à Montréal, le 24 juin 2015.

Christine Poirier se dit impatiente d’en découdre avec ses adversaires pendant le marathon de la campagne sur différents enjeux. La maman de 35 ans prendra une pause d’une semaine à la naissance de sa deuxième fille, Florence, prévue le 1er septembre.

Fort heureusement, sa propre mère viendra lui donner un coup de main à ce moment-là. « J’imagine que c’est elle qui va faire les changements de couches! » lance-t-elle à la blague.

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