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01/08/2015 03:36 EDT | Actualisé 01/08/2015 03:36 EDT

Deux jeunes Palestiniens tués dans un regain de violences (PHOTOS)

Anadolu Agency via Getty Images
RAMALLAH, WEST BANK - AUGUST 01: Palestinians carry the body of 21-years-old Laith al-Khalidi, shot dead by Israeli Security forces as he was attending a demonstration staged for the Palestinian baby killed by Israeli forces attack, during Laith al-Khalidi's funeral ceremony in Jifna town of Ramallah, West Bank on August 01, 2015. (Photo by Issiam Rimawi/Anadolu Agency/Getty Images)

Deux jeunes Palestiniens sont morts depuis vendredi sous des tirs de soldats israéliens en Cisjordanie et à Gaza. Un regain de violences provoqué par la mort d'un bébé palestinien dans un incendie criminel attribué à des extrémistes juifs.

Un adolescent palestinien a été touché vendredi par une balle de l'armée dans le camp de réfugiés de Jalazoune, qui borde Ramallah. Il a succombé durant la nuit.

Toujours vendredi, un autre adolescent a été tué par l'armée israélienne, cette fois à Gaza. Selon l'armée, le jeune homme se serait approché trop près du mur séparant Israël de l'enclave palestinienne.

Samedi, le corps du jeune adolescent de 16 ans tué à Jalazoune a été mené jusqu'au cimetière.

Des centaines de Palestiniens ont suivi son cortège funèbre dans les rues de Ramallah, en scandant des paroles hostiles envers le gouvernement de Benyamin Néthanyahou qu'ils accusent de crimes de guerre. Ils ont jeté des pierres sur des soldats qui répliquaient à coups de grenades lacrymogènes et assourdissantes et de tirs de balles de caoutchouc.

Sa mère, en larmes au milieu des femmes venues présenter leurs condoléances, a accusé les soldats d'avoir tué « encore un enfant », « de sang-froid ».

Regain de violences, la CPI interpellée

Les territoires se sont enflammés après qu'un bambin de 18 mois eut été retrouvé brûlé vif, vendredi, en Cisjordanie occupée. Son frère et ses parents sont toujours dans un état critique.

Mercredi, Israël a détruit deux immeubles inhabités dans la colonie de Beit El, près de Ramallah, et expulsé des dizaines de personnes d'une autre implantation près de Naplouse. Le geste a provoqué la colère des colons, malgré la promesse du gouvernement de reconstruire 300 nouvelles habitations.

L'incendie criminel qui a provoqué la mort du petit Palestinien est survenu deux jours plus tard. Sur les murs de la maison incendiée, une étoile de David et des slogans évoquant la « vengeance » et le « prix à payer » laissent croire qu'il s'agit d'un acte d'extrémistes juifs.

Le premier ministre israélien a parlé d'une attaque « terroriste » et promis de prendre toutes les mesures nécessaires pour que justice soit rendue.

Mais le président palestinien Mahmoud Abbas a préféré s'en remettre à la Cour pénale internationale (CPI) en lui remettant samedi un dossier contenant selon lui des éléments sur ce nouveau « crime de guerre ».

Malgré ces gestes symboliques, les territoires palestiniens sont secoués depuis vendredi d'actes de violence. Le cortège funéraire du petit Palestinien brûlé vif, devenu un symbole de la violence des colons, a viré en manifestations vendredi. Des accrochages sont survenus avec les policiers israéliens.

D'autres heurts ont éclaté dans différentes zones de la Cisjordanie, où des colons ont empêché des paysans palestiniens d'aller travailler aux champs.

À Jérusalem, le calme était revenu après une nuit de violences, mais plusieurs observateurs attendent la fin du sabbat, jour pour les juifs consacré au repos et au recueillement, pour prédire la suite des choses.

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