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31/07/2015 13:45 EDT | Actualisé 31/07/2016 01:12 EDT

Rép. tchèque: gaz lacrymogènes contre des migrants en colère

La police tchèque a dû utiliser vendredi des gaz lacrymogènes pour freiner les protestations de migrants en attente d'expulsion qui tentaient de s'enfuir d'un centre de rétention, a-t-on appris auprès de la police des étrangers.

A Bela-pod-Bezdezem (nord-ouest), "une centaine de migrants se sont révoltés. Une unité spéciale des forces de l'ordre a dû intervenir, en raison de l'intensité de cette protestation, accrue par rapport à une autre qui a eu lieu la veille", a déclaré à l'AFP la porte-parole de la police des étrangers, Katerina Rendlova.

Ces migrants en instance d'expulsion vers les pays par lesquels ils sont entrés dans l'espace Schengen, sont originaires notamment d'Afghanistan, du Pakistan et d'Irak, selon elle. Ils tentaient de s'enfuir du centre de Bela-pod-Bezdezem et causaient des dégâts à ses installations.

Après avoir lancé des appels au calme en anglais et en arabe, la police a eu recours à "différents moyens, aux menottes et au gaz lacrymogène", a précisé la porte-parole.

Pendant la journée de vendredi, la police des étrangers a interpellé quelque 120 clandestins à travers la République tchèque, a aussi indiqué Mme Rendlova.

Les migrants à Bela-pod-Bezdezem "ont peut-être vu à la télévision ce qui se passait à Calais", a de son côté déclaré à la télévision CT le ministre tchèque de l'Intérieur, Milan Chovanec.

"Ils doivent respecter la législation de la République tchèque", a-t-il souligné.

Selon lui, les protestataires souhaitaient se rendre en Allemagne.

Selon un sondage de l'institut Sanep publié vendredi, 70,8% des Tchèques sont réticents à l'accueil des migrants en provenance d'Afrique et du Proche Orient.

La République tchèque, membre de l'UE depuis 2004, s'est engagée à accueillir sur son sol 1.500 réfugiés, d'ici 2017.

A l'heure actuelle, elle est surtout un pays de transit vers l'Europe de l'Ouest. Un camion conduit par un Hongrois transportant 76 migrants illégaux, dont 23 enfants, a été intercepté vendredi sur l'autoroute D5, dans l'ouest de la Bohême.

jma/via/mr