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30/07/2015 12:07 EDT | Actualisé 31/07/2015 08:51 EDT

Osheaga fête ses 10 ans en affichant complet pour une quatrième année (VIDÉO)

Osheaga fête ses 10 ans cette année. Le festival de musique et arts qui se tient au parc Jean-Drapeau, à Montréal, a connu une croissance fulgurante en une décennie, passant de 25 000 festivaliers en 2006 à 135 000 l'an dernier.

Un texte de Tanya Lapointe

Avant même l'ouverture des portes, le festival affiche complet pour la quatrième année consécutive.

« Pour le 10e anniversaire, on veut vraiment un coup d'éclat, tout est donc plus grand que nature. Une compagnie qui vient de la France a apporté plusieurs lampes-sculptures qui servent autant d'objets d'art que d'éclairage pour améliorer la circulation », explique Fred Caron, directeur de la création des installations extérieures.

En 10 ans, le festival s'est bâti une réputation enviable. Cette année, une centaine d'artistes seront présents sur les grandes scènes et sur les plus petites, installées dans des espaces boisés, avec une programmation qui fait un clin d'oeil aux 10 dernières années. « Il y a Ben Harper qui revient pour la première fois en 10 ans. On a Patrick Watson, qui a commencé la première année sur une des plus petites scènes », souligne Nick Fargas, vice-président aux concerts et événements d'evenko.

C'est le groupe evenko, qui gère la programmation, entre autres, du Centre Bell, qui a fondé Osheaga en 2006. Le festival a changé ses dates à quelques reprises au fil des ans. « On était à l'automne, puis je pense qu'on était au mois de juin à un moment, mais là, être la première fin de semaine d'août, avec le lundi de congé dans le reste du Canada, c'est un facteur important pour l'attraction touristique », raconte Jacques Aubé, vice-président et directeur général d'evenko.

Un aspect important, en effet, puisque 65 % de ses festivaliers viennent de l'extérieur du Québec pour voir les groupes de l'heure.

D'ailleurs, Osheaga a toujours offert une programmation relevée, mais a marqué son premier coup de circuit en 2009 avec la présence de Coldplay. « Avec un artiste de cette ampleur, on montrait à l'industrie au complet qu'Osheaga était dans le coup à l'international », pense Nick Fargas.

Parmi les moments marquants, il y a la présence d'Arcade Fire en 2010 et d'Eminem en 2011, l'année du prolongement du festival de 2 à 3 jours. « Ça a changé l'évolution du festival, c'était beaucoup plus grand public. Le monde savait comment prononcer Osheaga », ajoute-t-il.

Le chroniqueur en musique Olivier Robillard-Laveaux se rappelle aussi l'année 2013 de l'événement. « Lors du spectacle de Mumford and Sons, je m'étais promené tout le long du site pour voir l'ampleur de la foule. Tout le monde était debout et tapait des mains. »

Il n'y a pas que les têtes d'affiche à Osheaga, mais une abondance d'artistes montants. « La force du nombre fait qu'il y a toujours quelque chose d'intéressant. Et dans un festival comme Osheaga, à grand déploiement, où la presse internationale surveille toujours un peu ce qui se passe, c'est une bonne place pour créer l'événement et amener une surprise », soutient Olivier Robillard-Laveaux.

Les choix des artistes ne font pas toujours l'unanimité. Cette année, une pétition circule pour faire annuler le spectacle d'Action Bronson pour ses propos misogynes dans ses chansons. Mais Osheaga ne recule pas.

« 135 000 personnes vont être là pour le festival au complet, s'ils ne veulent pas le voir, ils n'iront pas le voir. C'est leur décision. »

Nick Fargas

Bien que le site ait atteint sa capacité maximum, Osheaga veut continuer d'évoluer. Les organisateurs attendent les annonces de la Ville de Montréal sur de prochaines rénovations au parc Jean-Drapeau pour voir si la capacité du site pourra augmenter.

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