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31/07/2015 09:50 EDT | Actualisé 31/07/2015 09:50 EDT

Mini Cooper S John Cooper Works 2015 : pour s'amuser avant tout (PHOTOS)

EcoloAuto.com

C’est en 2002 que BMW a décidé de faire revivre la marque Mini avec l’introduction de la Cooper. Depuis, le constructeur allemand a fortement investi dans la marque britannique en injectant des fonds importants dans l’usine de production à Oxford en Angleterre, et en dévoilant subséquemment plusieurs nouvelles variantes comme la Countryman, la Paceman, la Clubman et la Coupé.

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Mais l’essence même de ce que représente Mini demeure encore et toujours la Cooper. Sauf qu’au fil des ans, elle s’est quelque peu transformée. Elle est aujourd’hui un peu plus rondelette, mais cela se traduit par un peu plus d’espace dans l’habitacle. Elle offre également depuis tout récemment une version à cinq portes, question de faciliter les entrées et sorties à la banquette arrière.

Il y a 10 ans, il aurait été impensable de voir des portes arrière sur une Mini. Mais il ne faut pas oublier que la popularité initiale du modèle était en partie expliquée par la nostalgie. La nouvelle Cooper se devait d’être petite afin de s’aligner avec la riche histoire de la marque et des premières Mini d’antan qui étaient à cette époque ce que la smart est aujourd’hui. Mais comme la Volkswagen Beetle, la Mini se devait de se renouveler une fois l’engouement initial terminé.

Voilà donc la petite histoire qui explique pourquoi nous avons autant de différentes versions de la Mini Cooper aujourd’hui. Au travers du temps, il y a une version en particulier qui s’est toujours démarquée au niveau des performances et de l’agrément de conduite en général, et c’était la John Cooper Works. Les versions JCW sont un peu ce que les modèles M sont à BMW ou encore les modèles AMG à Mercedes-Benz.

Il s’agit de versions qui reprennent l’ensemble des caractéristiques d’un modèle, mais qui ajoutent par la suite un moteur plus puissant et des éléments mécaniques plus robustes afin d’offrir encore plus de performances et de dynamisme. Avec la Mini Cooper S John Cooper Works, nous avons en effet ce qui se fait de plus sport chez la gamme Mini Cooper.

Visuellement, on remarque immédiatement qu’il s’agit d’une variante un peu plus expressive. Le pare-chocs avant, notamment, est complexe au niveau design et unique à la version JCW. Sur les côtés, un ensemble aérodynamique est ajouté tandis que les arches de roues bénéficient d’éléments qui ont comme objectif d’améliorer l’aérodynamisme. L’arrière est agrémenté d’un aileron censé réduire de 30 % la pression négative sur le train arrière tandis qu’on retrouve encore un pare-chocs à l’apparence un peu bizarre, mais tout de même réussi avec au centre de ce dernier deux sorties d’échappement chromées de bonnes dimensions.

Comme tous les modèles Mini, il y a énormément d’options lorsque le moment est venu de personnaliser sa voiture. Il est notamment possible de modifier l’apparence du capot, et même de lui donner un fini en fausse fibre de carbone. La version JCW reçoit des jantes de 17 pouces de série tandis que des versions 18 pouces sont en option.

L’habitacle reçoit également une attention spéciale destinée à différencier la version John Cooper Works des autres Mini. Les sièges sport offrent un plus grand support latéral et un appuie-tête fixe, et comme à l’extérieur il y a énormément d’options de personnalisation, cette fois-ci au niveau des textures pour les sièges et de la finition dans son ensemble.

Comme c’est le cas avec toutes les versions de la nouvelle génération de la Mini dévoilée l’an dernier, Mini a grandement amélioré l’ergonomie de la Cooper en repositionnant les cadrans indicateurs derrière le volant au lieu d’au centre du tableau de bord. Cet endroit est désormais réservé à l’affichage du système d’infodivertissement. Il faut tout de même s’habituer à l’emplacement unique de certaines commandes, mais cela fait partie du charme de la Mini Cooper.

J’ai mentionné plus tôt que la Mini est plus imposante. Cela se traduit par un volume de chargement qui passe de 160 litres à 211, et une fois la banquette rabaissée, la capacité passe à plus de 1 000 litres. Il est évident que la Mini Cooper, JCW ou autre, n’est pas encore une voiture familiale, mais elle est tout de même plus conviviale.

Le moteur le plus puissant de l’histoire de Mini

Ce qui compte vraiment avec un modèle comme la Mini Cooper S John Cooper Works, c’est ce qui se trouve sous le capot. Sauf que l’élément le plus important dans la conception de la voiture n’était pas la motorisation, mais bien les freins. Conçus par Brembo, ils offrent une telle puissance de freinage que les ingénieurs de Mini avaient très peu de restrictions quant aux spécifications du moteur.

Le résultat final est un quatre-cylindres biturbo de 2,0 litres développant 228 chevaux et 236 lb-pi de couple. Équipée d’une boîte manuelle à six rapports, la Mini Cooper S JCW atteint 100 km/h en 5,9 secondes. Si vous préférez laisser la voiture changer les rapports pour vous, il y a une boîte automatique également.

Aussi bien vous le mentionner tout de suite, je n’ai pas conduit la Mini Cooper S John Cooper Works. Le lancement de la voiture ayant lieu au même moment que le dévoilement de l’Audi R8 2017, c’est plutôt mon collègue qui s’est rendu au Connecticut essayer la voiture, notamment sur circuit.

Mais j’ai tout de même insisté pour qu’il me livre ses impressions dès son retour. J’adore les Mini Cooper, et c’est avec une Mini Cooper S 2006 que j’ai développé ma passion pour la conduite dynamique. Voici donc ce qu’il faut savoir quant au comportement de la puissante des Mini.

Premièrement, il est possible de le modifier ce comportement selon trois modes : Vert, Normal et Sport. Le premier a comme objectif d’améliorer la consommation de carburant, ce qui est possible dans un véhicule doté d’une si faible cylindrée. Cela dit, il faut savoir que la conduite est sérieusement aseptisée une fois ce mode sélectionné.

Le mode Normal est le compromis idéal pour les balades quotidiennes tandis que le mode Sport est à privilégier si l’on veut tirer le maximum de sa JCW.

Comme la génération précédente de la John Cooper Works, la nouvelle offre un système d’échappement plus bruyant qui pétille et explose lorsque l’on change les rapports. Il s’agit d’un autre élément qui ajoute beaucoup à l’agrément de conduite.

Si vous avez déjà conduit une Mini Cooper, vous savez que le modèle présente une conduite très neutre et très directe. La comparaison avec un go-kart a toujours été populaire. Avec la nouvelle Mini Cooper JCW, c’est toujours le cas, mais poussé à l’extrême.

La voiture reste de glace même dans les courbes les plus serrées et la direction semble connectée directement à l’esprit du conducteur tant elle réagit vite. C’est du moins ce qu’on me dit. Ayant conduit la Mini Cooper S de nouvelle génération, et toutes les générations précédentes, je n’ai aucune difficulté à le croire. De plus, avec une telle puissance, la version John Cooper Works est en mesure de s’extirper des virages avec une fougue jusque-là inégalée dans une Mini, un élément de plus qui ajoute à son charme.

Pour le moment, seule la Mini Cooper à trois portes aura une version John Cooper Works. Mini pourrait ajouter une variante JCW à la version cinq portes, mais cela reste à confirmer. En attendant, il faut prévoir 33 240 $ pour la version de base du modèle John Cooper Works tandis qu’un modèle tout équipé s’approchera des 50 000 $. C’est beaucoup pour une voiture peu pratique, mais abordable si tout ce que nous voulons est de s’amuser au volant.

SOURCE: EcoloAuto.com

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