NOUVELLES
31/07/2015 13:12 EDT | Actualisé 31/07/2016 01:12 EDT

MH370: l'expertise du fragment d'aile retrouvé à La Réunion débutera mercredi (justice française)

L'expertise du fragment d'aile retrouvé sur une plage de l'île française de la Réunion débutera mercredi après-midi en France près de Toulouse (sud-ouest) pour tenter de déterminer s'il s'agit d'un débris du vol MH370 mystérieusement disparu depuis mars 2014, a annoncé vendredi le parquet de Paris.

Cette expertise judiciaire, confiée à la Direction générale de l'armement-Techniques aéronautiques (DGA-TA) et à un expert judiciaire en aéronautique, "débutera mercredi 5 août après-midi". Aucune date de résultat n'a été précisée.

Y assisteront un juge français, des gendarmes français des transports aériens (SRGTA), "un représentant du bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA), un représentant de l'autorité d'enquête aéronautique malaisienne et un représentant des autorités judiciaires malaisiennes", a précisé le parquet.

"Le débris d'aile va être acheminé depuis Saint-Denis de La Réunion" vendredi soir, "pour arriver dans la journée" de samedi au centre de la DGA-TA à Balma près de Toulouse, pour expertise judiciaire, a détaillé le parquet dans son communiqué.

"Des morceaux d'une valise, découverts à proximité du débris d'avion, vont également être acheminés et feront l'objet d'une expertise" dans un institut de recherche de la gendarmerie française, en région parisienne, a ajouté le parquet.

Une réunion se tiendra par ailleurs lundi à Paris entre un des trois magistrats français chargés de l'enquête, la délégation malaisienne dont des experts, un représentant du BEA et les gendarmes enquêteurs français.

Le parquet de Paris avait ouvert en mars 2014 une enquête préliminaire pour homicides involontaires quelques heures après la disparition du vol MH370 de la Malaysia Airlines, à bord duquel trouvaient 239 personnes, une procédure quasiment automatique quand des Français sont victimes d'un accident à l'étranger.

Quatre Français figuraient parmi les passagers.

A la demande de proches de ces Français, l'enquête avait été élargie à des faits de détournement d'avion en relation avec une entreprise terroriste, et un magistrat antiterroriste avait été adjoint à l'équipe des juges saisis du dossier.

Mais, selon une source proche du dossier, cette extension ne traduit pas une conviction ou un soupçon particulier des enquêteurs français. Ces enquêteurs sont toujours les gendarmes du transport aérien et non des services spécialisés dans l'antiterrorisme.

ng/mra/mw/st