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31/07/2015 15:30 EDT | Actualisé 31/07/2016 01:12 EDT

Les tests sur la Ligne 9B complété d'ici la fin de l'année, dit Enbridge

CALGARY — Enbridge (TSX:ENB) s'attend à ce que les essais hydrostatiques visant à confirmer la sécurité de son oléoduc sur le tronçon entre l'Ontario et Montréal soient complétés d'ici la fin de l'année.

L'entreprise établie à Calgary croyait être en mesure d'inverser le flux de sa Ligne 9B l'automne dernier, mais le feu vert de l'Office national de l'énergie (ONÉ) se fait toujours attendre.

Le mois dernier, l'organisme fédéral avait exigé des tests supplémentaires sur certains tronçons de l'oléoduc de 40 ans puisqu'il traverse plusieurs cours d'eau et zones urbaines. Des écologistes et municipalités exigeaient toutefois des essais sur l'ensemble du pipeline.

Les tests hydrostatiques consistent à remplir et pressuriser l’oléoduc avec de l’eau, afin de détecter des anomalies, comme des fuites.

Enbridge souhaite acheminer vers les raffineries du Québec et de l’Ontario entre 240 000 et 300 000 barils de pétrole par jour en provenance des sables bitumineux de l’Alberta.

Au cours des derniers mois, l'ONÉ avait notamment soulevé des questions entourant l'installation de vannes aux principaux points de franchissement des cours d'eau, mais a depuis conclu que la réponse d'Enbridge était satisfaisante.

Les nombreux délais entourant l'inversion de la Ligne 9B ont entre autres soulevé l'ire du président et chef de la direction de Suncor (TSX:SU), qui a hâte que sa raffinerie montréalaise puisse s'approvisionner du brut en provenance de l'Alberta.

«Nous sommes bien sûr en faveur des contrôles rigoureux et des tests environnementaux, a expliqué Steve Williams, jeudi, lors d'une conférence téléphonique. Mais à notre avis, le processus prend trop de temps.»

L'oléoduc 9B, qui s'étend sur 639 kilomètres, transportait à l'origine du pétrole de Sarnia, en Ontario, vers Montréal, avant d'être inversé à la fin des années 1990 pour répondre à la demande du marché.

En mars 2014, l'ONÉ avait donné un feu vert conditionnel à une nouvelle inversion.

«L'échéancier va dépendre du moment où nous pourrons aller sur le terrain pour effectuer les tests et répondre aux demandes de l'Office, a expliqué le président et chef de la direction d'Enbridge, Al Monaco. C'est ce que nous sommes en train de planifier.»

En conférence téléphonique avec les analystes, M. Monaco a estimé que plus de détails seraient disponibles lors du quatrième trimestre.

Pour ce qui est de sa performance au deuxième trimestre, Enbridge a engrangé un bénéfice net de 577 millions $, ou 68 cents, en recul marqué par rapport à celui de 756 millions $, ou 92 cents par action, de la même période en 2014. 

Sur une base ajustée, en excluant les éléments non récurrents, les profits se sont établis à 505 millions $, ou 60 cents par action, alors qu'ils avaient été de 328 millions $, ou 40 cents par action, au deuxième trimestre l'an dernier.

Ses revenus sont passés de 431 millions $ à 409 millions $.

Alors que les producteurs souffrent de l'effondrement des prix du brut depuis un an, M. Monaco a affirmé que la demande à l'endroit des services d'Enbridge demeurait forte.

Lauren Krugel, La Presse Canadienne