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31/07/2015 15:19 EDT | Actualisé 31/07/2016 01:12 EDT

Le pétrole baisse nettement à New York, inquiètudes face à la surabondance

Les cours du pétrole, qui ont essayé de se reprendre pendant la semaine, ont rechuté vendredi à New York face à la perspective d'une offre toujours élevée aux Etats-Unis et dans l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en septembre a perdu 1,40 dollar à 47,52 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Malgré une tentative avortée de reprise mardi et mercredi, le marché termine ainsi sa cinquième semaine de baisse consécutive et se rapproche de ses plus bas niveaux depuis six ans, après un essai de stabilisation autour de 60 dollars le baril à New York pendant le printemps.

"La semaine n'a pas été particulièrement tendre pour le pétrole", a reconnu Bart Melek, de TD Securities.

"Malgré le fait que l'on ait annoncé mercredi un recul inattendu des réserves américaines de pétrole, le marché continue à s'inquiéter de la surabondance mondiale", a-t-il expliqué.

Le marché a en effet totalement effacé le rebond qu'il avait timidement réalisé après l'annonce en milieu de semaine d'une nette baisse des stocks de brut aux Etats-Unis.

"Ce n'est pas cette baisse de 4,2 millions de barils qui allait convaincre les gens que la situation va changer", a reconnu M. Melek.

De plus, malgré un net recul la semaine dernière, la production américaine reste élevée et l'annonce vendredi d'une hausse du nombre de puits en activité aux Etats-Unis, selon un décompte établi par le groupe privé Baker Hughes, n'est pas de nature à rassurer les observateurs.

Sur le plan international, le marché n'obtient pas plus de soutien de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), "si l'on en juge par les commentaires du secrétaire général du cartel, Abdallah El-Badri, jeudi lors d'une visite à Moscou", ont noté les analystes de PVM.

M. El-Badri a écarté toute baisse du plafond de production de l'Opep, douchant ainsi des rumeurs selon lesquelles l'Arabie saoudite, membre dominant du cartel, envisage de réduire son offre d'ici la fin de l'été.

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BAKER HUGHES