NOUVELLES
31/07/2015 12:10 EDT | Actualisé 31/07/2016 01:12 EDT

Le FMI verse un nouveau prêt de 1,7 milliard de dollars à l'Ukraine

Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé vendredi le versement à l'Ukraine d'un nouveau prêt de 1,7 milliard de dollars en dépit des incertitudes sur la dette du pays et du conflit dans l'Est séparatiste.

L'institution avait accordé à Kiev, au bord de la faillite après plus d'un an de guerre, une ligne de crédit de 17,5 milliards de dollars du FMI déboursable par tranches et soumise à la mise en oeuvre de mesures d'économie drastiques.

Un premier prêt de 5 milliards de dollars avait alors été immédiatement déboursé par le FMI pour tenter de redresser les finances publiques ukrainiennes, frappées de plein fouet par la récession économique et la chute de la monnaie ukrainienne.

Cette nouvelle assistance vise à "remettre l'économie sur le chemin du rétablissement" et à "renforcer les finances publiques du pays", estime dans un communiqué le conseil d'administration du FMI, qui représente ses 188 Etats-membres.

En annonçant son aide, le FMI avait toutefois sommé l'Ukraine d'engager une discussion avec ses créanciers privés, principalement des fonds d'investissement américains, afin de ramener sa dette publique à un niveau "soutenable".

Mais les tractations, engagées depuis plusieurs semaines, se sont pour l'heure révélées infructueuses et font peser la menace d'un défaut de paiement du pays.

"C'est un dialogue difficile", avait reconnu mercredi la patronne du FMI Christine Lagarde tout en affirmant que son institution serait prête à continuer à aider le pays même en cas de défaut.

"L'Ukraine est un cas incroyablement encourageant", avait-elle justifié, pointant la détermination des autorités à "changer le visage" du pays et à adopter les réformes réclamées par le FMI, notamment une hausse des prix du gaz.

Sur le terrain, le conflit opposant l'armée ukrainienne aux rebelles prorusses semble montrer de très fragiles signes d'accalmie après avoir fait plus de 6.800 morts en quinze mois.

Une trêve globalement respectée depuis la signature à la mi-février des accords de paix Minsk 2 est tout de même régulièrement ponctuée d'épisodes meurtriers.

jt/jld/elc