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31/07/2015 10:32 EDT | Actualisé 31/07/2016 01:12 EDT

JO-2020: le créateur du logo Tokyo-2020 récuse tout plagiat, menace de poursuite judiciaire

Le designer japonais du logo des jeux Olympiques de Tokyo-2020 Kenjiro Sano a rejeté vendredi les accusations de plagiat portées à son encontre par le créateur belge de l'image symbolisant le théâtre de Liège, qui envisage de porter plainte.

Dans un communiqué, Kenjiro Sano, fondateur du studio MR_Design, est catégorique: "Je n'avais absolument aucune connaissance préalable du design (du logo du théâtre de Liège)".

"Je ne m'en suis pas du tout inspiré. J'ai voulu rendre hommage à l'emblème des JO de Tokyo en 1964 et ai réfléchi longuement et laborieusement à quels éléments je pourrais employer", a-t-il expliqué.

Actuellement en déplacement à l'étranger, M. Sano s'est dit prêt à "donner plus d'explications sur la façon dont il a créé cet emblème, une fois de retour au Japon".

La polémique a enflé depuis qu'un graphiste belge, Olivier Debie, s'est ému sur internet de la ressemblance entre le logo du théâtre de Liège qu'il a imaginé et celui récemment dévoilé des JO-2020 de Tokyo.

"Le nouveau logo des jeux Olympiques de Tokyo 2020 face au logo du Théâtre de Liège dont le projet initial date de 2011... Bluffant. Même la typo est la même...", a écrit sur Facebook le Studio Debie, en accompagnant le commentaire d'une image présentant les deux.

Contacté, Olivier Debie s'est dit "un peu perplexe" et envisage de porter plainte. "Quand je superpose les deux tracés, il semble difficile de croire à une coïncidence", avait-il déclaré jeudi à l'AFP, ajoutant que son dessin était partagé depuis deux ans sur les réseaux sociaux.

L'esthétique de la lettre "T" au centre du logo japonais rappelle le "L" choisi pour figurer le théâtre de Liège, avec des formes géométriques similaires. Les typographies utilisées pour les mots "Tokyo" et "Théâtre" présentent aussi des traits communs.

Vendredi, les avocats de M. Debie et du Théâtre de Liège, respectivement Philippe Mottard et Alain Berenboom, ont confirmé qu'ils avaient adressé une lettre de mise en demeure au Comité international olympique (CIO) à Lausanne ainsi qu'au Comité olympique japonais.

La mise en demeure a pour objet de "cesser et faire cesser directement ou indirectement toute reproduction et communication sur tout support de quelque nature qu'il soit du +logo Tokyo 2020+", a précisé à l'AFP Me Mottard.

En cas de non réponse, les deux avocats se réservent la possibilité de saisir la justice belge, pour atteinte au droit de la propriété intellectuelle, avec demande d'astreinte.

Par ailleurs, un autre rapprochement a rapidement été fait sur internet avec une image créée par la société espagnole Hey Studio pour une application de fonds d'écrans pour smartphones "Wall for Japan", en soutien aux victimes du tsunami de 2011.

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