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30/07/2015 10:52 EDT | Actualisé 30/07/2016 01:12 EDT

Zimbabwe: audience ajournée pour l'un des protagonistes de la mort du lion Cecil

L'audition du propriétaire de la ferme où le lion Cecil a été retrouvé mort a été ajournée jeudi au Zimbabwe, alors que l'indignation soulevée par la disparition de la mascotte du parc national de Hwange demeurait vive, notamment envers le chasseur américain.

Honest Ndlovu, le propriétaire de la ferme où la dépouille du lion, décapitée, avait été retrouvée au début du mois, devait être présenté au juge du tribunal de Hwange, en bordure du parc, et être inculpé pour avoir permis la chasse illégale de l'animal, célèbre en raison de sa crinière noire reconnaissable entre toutes.

"Nous avons été informés par le parquet qu'une convocation sera adressée lorsque les chefs de poursuite seront prêts", a indiqué à l'AFP l'avocat du prévenu Tonderai Mukuku, à l'extérieur du tribunal. "Très probablement la semaine prochaine".

Walter Palmer, un chasseur du Minnesota, avait pour sa part quitté le Zimbabwe après l'expédition, dont il pensait qu'elle était organisée par ses intermédiaires en toute légalité, selon ses déclarations.

Amateur de chasse à l'arc, il aurait payé au moins 50.000 dollars pour chasser ce lion, sans savoir, assure-t-il, qu'il s'agissait d'un animal protégé équipé d'un collier émetteur par des chercheurs de l'université d'Oxford.

Environ 50.000 touristes, pour moitié étrangers, ont visité l'an dernier la réserve animalière de Hwange l'an dernier, dont la partie nord est situées à proximité des célèbres Chutes Victoria. Cecil était l'une des attractions favorites des visiteurs.

Amoureux de la nature et/ou adversaires de la chasse se déchaînent depuis la mort de Cecil sur les réseaux sociaux. Des photos de Palmer posant avec ses proies lors de précédentes chasses circulent abondamment sur internet.

On y voit notamment le dentiste américain, soupçonné de se cacher pour échapper à la vindicte, tenant un léopard exsangue devant la caméra.

Interrogée par l'AFP, la police zimbabwéenne a démenti qu'un mandat d'arrêt international ait été délivré via Interpol.

Theo Bronkhorst, l'opérateur de safari de grande chasse et prestataire de Palmer, doit pour sa part revenir au tribunal le 5 août.

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