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30/07/2015 06:48 EDT | Actualisé 30/07/2016 01:12 EDT

Secondaire en spectacle ne serait plus en péril

Quelques mois après que la corporation responsable de Secondaire en spectacle eut appris qu'elle perdrait 40 % de ses subventions, le vent semble tourner. La directrice générale de Secondaire en spectacle, Hélène Martin, a de bonnes raisons de croire que le financement du programme sera rétabli.

De passage à l'émission Chez nous le matin, Hélène Martin a affirmé que deux déclarations lui permettaient d'envisager l'avenir avec optimisme.

D'une part, le premier ministre Philippe Couillard a annoncé qu'il comptait rétablir le financement de 75 000 $ qui était accordé à Secondaire en spectacle par l'entremise du Secrétariat à la jeunesse.

D'autre part, le ministre de l'Éducation, François Blais, a aussi annoncé son intention de rétablir le financement octroyé par son ministère au niveau où il se trouvait avant l'annonce des compressions, soit 400 000 $.

Hélène Martin soutient toutefois qu'il s'agit uniquement de déclarations. « C'est des confirmations orales [...] Mais au niveau des confirmations écrites, je n'ai rien encore. Et il n'y a pas encore d'argent versé dans nos comptes de banque. »

Quelques effets négatifs des compressions

Même si elle se dit convaincue que le financement sera rétabli en bonne partie pour l'année scolaire à venir, Hélène Martin souligne que l'annonce des compressions au printemps a eu des effets négatifs sur le programme, notamment sur l'organisation du Rendez-vous panquébécois, qui a toujours lieu à l'approche de la fin des classes.

« Ça a refroidi les ardeurs des milieux hôtes pour accueillir un événement de cette envergure-là », dit-elle, expliquant que les milieux ne voulaient pas se lancer dans les préparatifs sans savoir si le spectacle pourrait vraiment avoir lieu.

Un autre problème pour la tenue du Rendez-vous panquébécois concerne l'abolition des Conférences régionales des élus (CRE) et des Forums jeunesse. Ces organismes appuyaient généralement le déploiement du spectacle.

« Il y a deux joueurs importants qui ne sont plus de la mise pour financer un Rendez-vous [pan]québécois », dit Hélène Martin. Elle espère que cet événement pourra être de retour en 2016, car c'est lui qui a permis au programme de prendre de l'ampleur au fil du temps, selon elle.

« Avant le Rendez-vous panquébécois, on était à 30 écoles au Québec, et à la première année du Rendez-vous panquébécois, on a fait un bond à 84 écoles, donc ça a permis de développer [...] Là, on est dans une phase où on est autour de 250 écoles depuis les dernières années », illustre-t-elle.