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30/07/2015 12:48 EDT | Actualisé 30/07/2015 12:48 EDT

Une défense de non-responsabilité criminelle pour Richard Henry Bain

CP

Richard Henry Bain, accusé de meurtre prémédité lors de la fusillade survenue au Métropolis lors de la soirée électorale du 4 septembre 2012, tentera de convaincre la justice qu'il est non-criminellement responsable des gestes qu'il a commis en raison de troubles mentaux.

C'est du moins ce qu'a fait savoir jeudi son nouvel avocat aux journalistes qui l'interrogeaient dans les corridors du palais de justice de Montréal.

Me Alan Guttman soutient que l'homme de 64 ans a consommé « juste avant les faits » du Cymbalta, un médicament qui aurait altéré son jugement. Le Cymbalta, argue-t-il, crée notamment des changements de personnalité et des hallucinations.

Me Guttman se trouvait au palais de justice de Montréal pour convaincre le juge Guy Cournoyer de repousser le procès de son client de 10 mois. Cette requête lui a d'ailleurs été accordée.

L'avocat a plaidé avoir besoin de plus de temps pour obtenir une contre-expertise de l'évaluation psychiatrique subie par son client. Il fait valoir qu'il a de la difficulté à trouver un psychiatre pour la faire.

Le procès de Richard Henry Bain, qui devait originalement s'ouvrir le 8 septembre, est donc repoussé au 24 mai 2016.

Bain fait face à 16 chefs d'accusation, dont meurtre prémédité et tentative de meurtre lors de la fusillade du Métropolis de Montréal, où les troupes péquistes célébraient leur victoire électorale. Un technicien de scène, Denis Blanchette, a été tué, et son collègue, David Courage, a été grièvement blessé.

Il fait également l'objet d'accusations de possession d'armes à feu et d'accusations liées à l'incendie qui a éclaté derrière la salle de spectacle ce soir-là.

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