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30/07/2015 10:24 EDT | Actualisé 30/07/2016 01:12 EDT

Expérimentation novatrice au baseball: un ordinateur pour appeler les prises!

SAN RAFAEL, Calif. — Se trouvant à environ 90 pieds du marbre, Eric Byrnes surveille l'écran d'ordinateur qui lui indique exactement l'annonce à faire à la foule éparse qui assiste à un match d'une Ligue indépendante de baseball, en Californie.

«Prrrise, coin extérieur...»

«Balle.»

«Troisième prise, retiré!»

Pour la deuxième soirée d'affilée mercredi, l'ordinateur Supermicro installé dans une camionnette tout près et supervisé par l'ancien voltigeur du Baseball majeur a appelé les balles et les prises à la place d'un véritable arbitre, dans ce qu'on croit être une première dans le baseball professionnel.

L'équipe visiteuse, les Admirals de Vallejo, et les Pacifics de San Rafael étaient emballés de se prêter au jeu de la novatrice technologie Pitchf/x élaborée par l'entreprise Sportvision qui a ses pénates à Fremont, en Californie.

La zone des prises est divisée en neuf petits carrés, et une lumière jaune s'allume quand le tir du lanceur en touche un. Puis Byrnes agit comme arbitre en relayant l'information au public.

Trois caméras enregistrent la vélocité, la trajectoire et la location du tir du lanceur afin de déterminer combien proche le lanceur est de la cible donnée par le receveur.

Byrnes est un partisan de longue date de la zone des prises automatisée parce qu'il estime que ça favorise la transparence, et que ça modifie à peine le jeu.

«Ça enlève toutes les injustices à mon avis», argue-t-il, en ajoutant qu'il aurait affiché une moyenne au bâton supérieure à 0,258 dans le Baseball majeur si on avait utilisé la technologie.  

Wayne Acerogiles, l'arbitre au marbre mercredi, verrait d'un bon oeil qu'on refile les 'décisions' de l'ordinateur à l'arbitre à l'aide d'un transmetteur auditif afin qu'il continue de faire les appels.

«Ça me semble être une très bonne technologie. On pourrait l'essayer, a affirmé le receveur des Pacifics, Ricky Gingras. Il faudrait voir comment tout le monde aime ça et la développer. C'est pas mal 'cool'».

"Le rythme était difficile, et c'était délicat pour les frappeurs, a commenté un autre arbitre Eric Thompson, au sujet de l'expérimentation au premier match. Nous avons du plaisir à être sur le terrain. Si on nous remplace par des robots, nous ne serons plus sur le terrain et nous n'aurons plus de plaisir. C'est amusant d'argumenter dans le feu de l'action.»

Le quatuor d'arbitres a tout de même trouvé l'expérimentation enrichissante, allant serrer la main de Byrnes à la fin et lui offrant leur soutien pour la suite.

Janie McCauley, The Associated Press