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Deux chasseurs poursuivis pour avoir tué le plus célèbre lion du Zimbabwe

Deux Zimbawéens soupçonnés d'avoir tué, dépecé et décapité le lion Cecil, reconnaissable pour sa flamboyante crinière noire, vont être jugés pour braconnage mercredi par le tribunal de Victoria Falls.

Un communiqué des parcs nationaux du Zimbabwe précise que l'un des suspects est Theo Bronkhorst, un chasseur professionnel de la société Bushman Safaris.

Son permis de chasse a été suspendu avec effet immédiat et le trophée du lion a aussi été saisi.

L'autre suspect est le propriétaire de la ferme où le lion aurait été abattu, Honest Trymore Ndlovu.

Le chasseur se serait entendu avec le propriétaire pour tuer le lion, mais aucun des deux hommes n'avait de permis justifiant la chasse de l'animal.

Un riche touriste étranger, soupçonné d'avoir versé 50 000 euros, soit l'équivalent de 72 500 $, pour tuer le lion, aurait pu se trouver parmi les chasseurs selon plusieurs quotidiens, mais sa présence n'a pas encore été confirmée par les autorités.

La police est aussi à la recherche du fils du chasseur, Zane Bronkhorst, qui est soupçonné d'avoir participé à la chasse.

Selon la page Facebook de l'entreprise Bushman Safaris, la famille Bronkhorst dirige l'entreprise spécialisée dans les chasses de léopards dans le nord du Zimbabwe depuis 1992.

Le président de l'association des opérateurs de safaris, Emmanuel Fundira, estime que la mort d'un lion aussi emblématique est une vraie perte pour le tourisme local et une grande source d'anxiété.

« Cecil portait un collier. Cela signifie qu'il avait été choisi à des fins de recherches et d'études. Il était aussi populaire auprès des visiteurs de Hwange qui étaient fascinés par sa crinière noire et voulaient toujours savoir où il était », a-t-il ajouté.

Hors de la réserve

Le célèbre lion du parc national de Hwange, âgé de 13 ans, a été retrouvé sans vie il y a deux semaines à l'extérieur de la réserve grâce au collier GPS qu'il portait.

Cecil aurait été attiré à l'extérieur du parc national avec une carcasse d'animal, puis blessé par une flèche et poursuivi pendant plusieurs heures avant d'être achevé par balle, selon The Guardian.

Seules les réserves privées autorisent la chasse, selon certains quotas, mais elle est interdite dans les parcs nationaux comme Hwange.

Les amateurs de chasse sont prêts à payer des fortunes pour tuer de gros gibiers, comme des buffles et de grands félins, sur les terres africaines, où la chasse au trophée est légale.

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