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Almaty ou Pékin pour les JO d'hiver de 2022? Le CIO tranchera vendredi

KUALA LUMPUR, Malaisie — Après avoir vu Sotchi atteindre le summum de l'extravagance l'an dernier, il incombe aux villes d'Almaty et de Pékin, candidates pour l'obtention des Jeux olympiques d'hiver de 2022, de démontrer au Comité internationale olympique (CIO) d'ici vendredi qu'elles peuvent organiser l'événement sans verser dans la démesure.

Pour Almaty, plus grande ville du Kazakhstan, ça passe par la réfection d'infrastrutures sportives soviétiques du passé, tout en y ajoutant l'éclat de l'olympisme.

Au lieu d'insister sur la possibilité que le CIO accorde l'organisation de JO à un pays majoritairement musulman pour la première fois, ou à un premier pays de l'Asie Centrale, Almaty mise sur la tradition. Le joyau de sa couronne est la patinoire à ciel ouvert Medeu, enclavée dans les montagnes. On y ajouterait des gradins mais pas de toit, selon le plan élaboré, parce qu'on souhaite convaincre le CIO d'y présenter les premières compétitions de patinage à ciel ouvert en 30 ans.

Les dirigeants de la candidature soutiennent qu'ils peuvent organiser les JO avec un budget de 1,7 milliard$ US, en excluant les 4,5 milliards $ projetés pour l'amélioration du réseau routier — parce que c'est un montant, dit-on, qui sera de toute façon dépensé. C'est tout un contraste avec les 50 milliards que Sotchi a consacrés aux JO de 2014.

La candidature d'Almaty vient de loin, ayant profité du forfait de plusieurs villes européennes depuis le début du processus de sélection.

Avec comme résultat que la ville se retrouve en lutte uniquement avec Pékin, en Chine, qui tente d'être la première ville hôte de JO d'été et d'hiver. Pékin a tenu les Jeux d'été de 2008.

Le CIO va dévoiler l'identité de la ville hôte des JO d'hiver de 2022, vendredi.

Les principales lacunes de la candidature chinoise sont l'éloignement de sites de compétition et le manque de neige.

Le site de ski de fond serait à environ 160 kilomètres de la ville et plusieurs sites nécessiteraient d'être recouverts d'énormément de neige artificielle. La candidature de Pékin a été entachée par des soupçons de corruption, la semaine dernière, à la suite du congédiement d'un haut dirigeant du ministère du sport.

Les deux villes sont toutefois pointées du doigt pour leur manque de respect des droits humains.

Depuis que le Kazakhstan a obtenu son indépendance, il y a 24 ans, le pays est dirigé par l'ancien chef du parti soviétique Nursultan Nazarbayev et de nombreux militants de l'opposition ont été emprisonnés ou ont quitté le pays faisant état de menaces politiques. En avril, Nazarbaïev a été réélu avec près de 98 pour cent des votes.

Le gouvernement Kazakh prétend qu'il respecte les droits humains.

The Associated Press

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