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26/07/2015 03:33 EDT | Actualisé 26/07/2015 03:34 EDT

Simon Laroche : un début de carrière signé Éric Salvail

Courtoisie VRAK

Imaginez le scénario : vous avez 23 ans. Vous êtes auteur sur En mode Salvail. Un jour, de but en blanc, Éric Salvail vous propose de développer un concept d’émission de télévision spécialement pour vous, que vous écrirez et animerez, et que lui produira avec sa boîte Salvail & Co. Un rêve, vous dites?

C’est exactement ce qui est arrivé à Simon Laroche. Diplômé de l’École nationale de l’humour en 2012, le garçon a été invité un an plus tard à participer à une séance de remue-méninges en vue de la mise en feu d’En mode Salvail, sur les ondes de V.

Laroche n’a pas pris de temps à faire ses preuves, puisqu’on l’a engagé illico. Depuis ce temps, il collabore étroitement avec Éric Salvail, en imaginant mille folies pour En mode Salvail, et il a été la plume officielle de KARV l’anti-gala, que pilotait Éric l’an dernier. Auparavant, Simon Laroche avait effectué des apparitions à l’émission MDR, à VRAK.

«Je pense qu’Éric aime beaucoup ma folie, estime Simon. J’ai un humour assez particulier, mais qui plait à beaucoup de gens. J’ai une belle couleur. Sans prétention, je pense que j’ai une belle personnalité. Je dis souvent, à la blague, que je suis une bonne personne, mais je pense que c’est vrai! Aussi, je travaille fort, et je crois qu’Éric a vu ça.»

Bâtir des souvenirs

Il l’a suffisamment vu, du moins, pour lancer à son jeune protégé, un bon matin : «Simon, je vais te donner une mission. Aimerais-tu animer?» L’offre, inespérée, n’est évidemment pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Le résultat, Encore sous la garantie, occupe l’antenne de VRAK le vendredi, à 17h30 (en rediffusion le samedi à 13h30 et le dimanche à 21h), depuis le 19 juin dernier. Simon Laroche y passe chaque semaine un long moment avec une personne âgée, à qui il propose des défis complètement farfelus.

«Éric a réuni une équipe autour de moi, détaille Simon. Je lui ai dit que j’aimais beaucoup les personnes âgées, et que je trouvais qu’on ne les voyait pas assez à la télévision. Quand on en voit, ce sont souvent des gens malades, on ne voit jamais leur côté fou! J’ai donc proposé cette idée, et quelqu’un a suggéré qu’on pourrait essayer de voir s’ils sont encore «sous la garantie». C’est comme ça que le concept est né. On veut voir jusqu’à quel point les personnes âgées sont cool. Pour nous, c’est vraiment l’âge du cœur qui compte.»

Et il est parvenu à recruter des aînés plutôt délurés malgré leur âge avancé. Avec Estelle, 80 ans, il a recréé une scène de film d’action. À Thérèse, 89 ans, il a fait chanter un succès de Marie-Mai devant tous les colocataires de sa résidence. Avec Jeanne D’Arc (âge inconnu), il a exécuté quelques acrobaties. Il a entraîné Monique, 74 ans, dans un lave-auto… en vélo! Du bateau Saute-Moutons en compagnie d’un homme de 83 ans, un combat de lutte entre un frère mariste et Jacques Rougeau et une teinture rousse dans les cheveux de Simon sont aussi quelques perles mémorables qui ont jalonné l’enregistrement de la première saison, qui compte 26 épisodes et sera diffusée jusqu’à Noël.

«Je trouve qu’on infantilise beaucoup les personnes âgées, déplore Simon. Ça me tanne, quand on leur parle comme si elles étaient des enfants, quand on les avise, par exemple, de ne pas manger de gâteau avant d’aller se coucher parce qu’elles vont avoir de la misère à digérer. Ces personnes ont deux fois plus de vécu que la majorité des gens! Si elles veulent manger du gâteau, c’est leur droit…»

«Honnêtement, je n’écoute pas beaucoup la télé et, quand je la regarde, c’est très rare que je vois une personne âgée qui m’amuse. J’aime beaucoup Les détestables, mais ce sont des comédiens qui y jouent. Moi, j’interagis avec une vraie personne, qui n’est pas en représentation. C’est le côté humain de la chose qui me touche beaucoup. J’aime créer de beaux souvenirs avec ces gens», se réjouit Simon, qui se dit en totale admiration devant ses deux grands-mamans, Yvette et Catherine.

«Je le vois à l’émission, quand une personne est proche de son petit-fils ou sa petite-fille, elle a des références plus jeunes et un sens de la répartie plus rapide. Ça garde jeune pour vrai», conclut Simon Laroche, qui s’apprête à reprendre son poste de scripteur à En mode Salvail pour une troisième année.

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