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24/07/2015 04:05 EDT | Actualisé 24/07/2016 05:12 EDT

Taser- Affaire Dziekanski: le policier de la GRC Benjamin Robinson condamné à 2 ans de prison pour parjure

VANCOUVER — L'agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui était en autorité à l'aéroport de Vancouver la nuit où Robert Dziekanski est mort à la suite d'une décharge de pistolet à impulsion électrique a reçu vendredi une peine de deux ans de prison pour avoir menti lorsqu'il a raconté ce qui s'était passé.

Un juge de la Cour suprême de la Colombie-Britannique a reconnu l'ancien caporal Benjamin «Monty» Robinson coupable de parjure le mois dernier, estimant que l'accusé s'était concerté avec trois autres agents pour accorder leurs témoignages au cours d'une enquête publique qui s'est penchée sur les circonstances du décès de l'immigrant polonais en octobre 2007.

Alors qu'il prononçait la peine, vendredi, le juge Nathan Smith a déclaré que la parjure touche au coeur du système de justice, qui ne peut fonctionner s'il règne un doute sur le fait que la preuve donnée par la police est fausse.

Le magistrat a affirmé que les principes de dénonciation et de dissuasion devaient être appliqués dans cette affaire. L'ancien caporal Robinson a donc été condamné à deux ans de prison, un an de probation et 240 heures de travaux communautaires. 

Les avocats de la Couronne réclamaient une peine d'emprisonnement de trois ans, alors que son avocat demandait une peine avec sursis.

Les quatre agents impliqués dans cette affaire ont été traduits en justice séparément. Deux d'entre eux ont été acquittés et deux condamnés: Benjamin «Monty» Robinson et Kwesi Millington. Ce dernier a écopé de 30 mois de prison il y a un mois, mais a été libéré sous caution durant l'appel de sa condamnation.

La confrontation mortelle entre les policiers accusés et Robert Dziekanski a provoqué un débat national sur la sécurité des pistolets électriques, et déclenché une enquête publique en Colombie-Britannique. C'est à cette occasion que les quatre agents sont accusés d'avoir menti. Ils ont dû y expliquer pourquoi ils avaient utilisé une force si importante contre un homme qui, selon une vidéo amateur de l'incident, semblait calme lorsque la police est arrivée.

Le rapport final du commissaire Thomas Braidwood a conclu que les agents avaient utilisé une force disproportionnée et qu'ils n'avaient aucune justification pour utiliser une arme électrique.

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