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23/07/2015 04:24 EDT | Actualisé 23/07/2015 04:24 EDT

«J'aime les latinos», dit Donald Trump à la frontière mexicaine

ASSOCIATED PRESS
Republican presidential hopeful Donald Trump speaks after arriving at the airport for a visit to the U.S. Mexico border in Laredo, Texas, Thursday, July 23, 2015. Trump is touring the border area to highlight his concerns about immigration policies. (AP Photo/LM Otero)

A bord de son jet privé, le candidat républicain à la présidence américaine Donald Trump s'est rendu jeudi à la frontière mexicaine, affirmant qu'il aimait "les latinos", mais insistant une fois encore sur les dangers de l'immigration clandestine.

M. Trump, dont les propos anti-Mexicains en juin, lors du lancement de sa campagne, avaient suscité une vive polémique, a été assailli par les journalistes à son arrivée à Laredo (Texas, sud), ville à 95% latino.

"Nous allons faire un tour, nous allons à la frontière", a-t-il déclaré à son arrivée. "Ils ont un vrai problème ici, et je parle de toute la frontière", a-t-il ajouté.

"Ils disent que c'est très dangereux, mais je dois le faire, j'aime le pays, et il n'y a rien de plus important que ce que je fais, je suis celui qui a évoqué le problème de l'immigration clandestine et c'est un énorme problème", a-t-il poursuivi, en casquette blanche et parfaitement décontracté.

"J'aime les gens, j'aime les latinos", a aussi déclaré M. Trump.

La section locale du syndicat des gardes-frontières avait peu avant fait savoir qu'elle ne participerait à aucune rencontre avec le multi-millionaire, dont les déclarations à l'emporte-pièce amusent autant qu'elles exaspèrent.

"Ils sont pétrifiés et ont peur de dire ce qui se passe. C'est eux qui m'avaient invité", a déclaré M. Trump.

Avant d'annuler leur rencontre, la section locale 2455 du National Border Patrol Council en avait discuté "au niveau national".

"Ne vous méprenez pas, notre frontière avec le Mexique n'est pas sécurisée, et il n'y a aucun doute que nous avons besoin d'avoir une discussion honnête sur le sujet", avait-elle aussi écrit dans un communiqué.

Mais la section "ne soutient aucun candidat à aucune fonction politique, et pour ces raisons, ne participera pas aux événements avec M. Trump".

Le candidat a estimé que les gardes-frontières avaient "été contraints au silence par des supérieurs à Washington qui ne veulent pas que les gens sachent à quel point la situation est mauvaise à la frontière". "On les a fait taire, et ils en sont très malheureux", a-t-il indiqué.

Donald Trump, l'un des 16 candidats à la primaire républicaine, avait déclenché une vague de protestations après des déclarations anti-immigrés lors de son discours de lancement de campagne le 16 juin à New York.

"Lorsque le Mexique envoie ses gens, il n’envoie pas ses meilleurs éléments. Il n'envoie pas des gens comme vous. Il envoie des gens qui ont beaucoup de problèmes, et ils nous apportent leurs problèmes. Ils apportent de la drogue, ils apportent de la délinquance, ce sont des violeurs. Et certains, je suppose, sont des gens bien", avait-il déclaré.

Ces déclarations ont aussi déclenché le boycott du très lucratif concours Miss Univers, dont M. Trump est co-propriétaire.

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