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22/07/2015 07:43 EDT | Actualisé 22/07/2016 05:12 EDT

La Turquie bloque Twitter après l'attentat de Suruç

ASSOCIATED PRESS
A pair of shoes belonging to a victim are seen next to flowers, laid down by mourners at the site of Monday's explosion in the Turkish town of Suruc near the Syrian border, Tuesday, July 21, 2015. Authorities suspected the Islamic State group was behind an apparent suicide bombing Monday in Suruc in southeastern Turkey that killed 31 people and wounded nearly 100 — a development that could represent a major expansion by the extremists at a time when the government is stepping up efforts against them. (AP Photo/Emrah Gurel)

ISTAMBOUL — En Turquie, le gouvernement a bloqué l'accès au réseau social Twitter afin de contrer la diffusion d'images de l'attentat sanglant de lundi qui a fait 32 morts dans l'extrême-sud du pays.

L'agence de presse d'État Anadolu ajoute, mercredi, que le gel de Twitter vise aussi à décourager ses usagers de lancer des appels aux manifestations pour dénoncer l'inertie du gouvernement à prévenir de tels attentats.

Des représentants gouvernementaux craignent que l'attaque commise à Suruç fasse partie d'une vengeance de militants du groupe armé État islamique après que certaines de leurs opérations aient récemment été neutralisées en Turquie. 

Au cours des six derniers mois, les autorités turques ont placé en détention quelque 500 personnes soupçonnées d'avoir collaboré avec l'État islamique.

La ville de Suruç est située à une dizaine de kilomètres à peine de Kobané, une ville de la Syrie qui a fait l'objet durant plusieurs mois l'objet de violents combats entre des djihadistes de l'État islamique et les forces kurdes. L'explosion s'est produite dans une salle d'un centre culturel où un groupe politique tenait un événement de presse traitant de la reconstruction de Kobané.