DIVERTISSEMENT
21/07/2015 12:35 EDT | Actualisé 22/07/2015 11:36 EDT

Gala hommage à François Pérusse: plus drôle qu'émotif (VIDÉO)

Les personnages de François Pérusse ont maintenant un visage : celui de nos humoristes québécois. Lundi, les Pierre Brassard, Jean-Michel Anctil, Cathy Gauthier, Dominic et Martin, Dominic Paquet, Olivier Martineau, Laurent Paquin, Anaïs Favron, Normand Brathwaite, Les Appendices, Rachid Badouri et plusieurs autres ont tous répondu présent à l’appel de Juste pour rire et ont défilé sur la scène de la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts pour rendre hommage au papa des Albums du peuple, du Journul et de ces innombrables capsules radiophoniques pleines de jeux de mots, qui nous ont tous arraché un sourire un jour ou l’autre.

La soirée imaginée et animée par Stéphan Bureau était davantage drôle qu’émotive, et les remerciements livrés par le jubilaire après environ deux heures trente d’effusions comiques étaient très reconnaissants, mais pas du tout larmoyants. François Pérusse a remercié ses différentes «familles», qu’elles soient personnelles ou professionnelles, de même que Stéphan Bureau et Gilbert Rozon. «Gilbert, je sais que tu es derrière tout ça. J’ai prévenu tout ça que tu étais derrière lui», a-t-il lancé, fidèle à son style, faisant rire la foule.

Lors de son entrée dans la salle, où le public l’attendait déjà en l’ovationnant, sur le coup de 20h, François Pérusse a été intercepté par Raymond Beaudoin, alias Pierre Brassard, ce qui nous a rappelé l’époque où Pérusse collaborait avec les Bleu Poudre. Il avait notamment signé la chanson-thème de l’émission Taquinons la planète, en 1992.

Ensuite, sur vidéo, Jean-Michel Anctil, Martin Cloutier, Dominic Sillon et Cathy Gauthier ont mené une réunion en parlant avec les voix mythiques des 2 minutes du peuple, avant que Vincent Vallières ne s’amène avec sa guitare pour interpréter la joyeuse Snack-bar chez Raymond. Et c’était parti pour un long marathon de numéros pour la plupart très cocasses et amusants.

Dominic Paquet se démarque

Dans son monologue d’ouverture, Stéphan Bureau a adressé plusieurs compliments à son ami François Pérusse, en insistant sur le fait qu’on l’entend souvent, mais qu’on ne le voit que rarement faire des apparitions. «Il y en a qui doutent de ton existence, François… Le public n’a pas souvent la chance de te dire qu’il t’aime!»

Ghyslain Dufresne s’est glissé dans la peau d’un croupier attestant la passion de François pour le jeu, et Martin Drainville a prêté serment devant la cour que François Pérusse réalise bien tous ses projets lui-même, de A à Z, de l’écriture au montage, à la composition des musiques et à l’enregistrement des voix.

Dominic Paquet a été la plus grande révélation du spectacle en incarnant «le gars qui magasine», intonations et noms de commerces étranges à l’appui, du genre «Centre Hi Fi, Give Me Five, pis toutes sortes d’affaires». Les spectateurs en redemandaient. Olivier Martineau, de son côté, a pris les traits de Rodrigue et a été présenté sur l’air de Les journées rallongent.

Segment un peu long que ces interventions des trois animateurs radio, Louis-Paul Fafard-Allard (Laurent Paquin), l’animatrice de Sexe Conseil (France Castel, une bonne idée), et Raymond Faublier (Billy Tellier), même si le concept de jumeler ces trois figures était intéressant. Tout de suite après, Sylvain Cossette est venu chanter Hutchison Fairmount.

Léane Labrèche-Dor et Korine Côté ont été délicieuses dans leur pastiche des Recettes à Pierrette, plein de calembours, qui a finalement dérivé sur un règlement de comptes entre les deux co-animatrices. Jacques Chevalier est également venu mettre son grain de sel en Ginet Robidoux, qui a effectué un vox-pop dans la rue. Même Mario Dumont a été appelé à témoigner pendant son sondage!

Le bien-cuit offert par Normand Brathwaite et Anaïs Favron était bien pensé, mais tombait à plat, les deux artistes ayant passé la majeure partie du temps qui leur était alloué à se taquiner entre eux. Ils ont quand même révélé l’engouement de François Pérusse pour les électroménagers, qui sont souvent au centre de ses conversations. «François est un génie, et les génies sont souvent mésadaptés», ont-ils blagué.

Comme le veut la tradition, le gala hommage s’est conclu sur une projection où plusieurs personnalités ont déclaré leur amour à François Pérusse, en vantant son talent et son rythme de travail effréné. Ses deux petits garçons, Frédéric et Jaco, étaient du lot.

Avant la tombée du rideau, Gilbert Rozon a chaudement salué Stéphan Bureau, qui pilotait lundi son 10e et dernier gala hommage. On ignore toujours si quelqu’un d’autre reprendra le flambeau l’an prochain.

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