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19/07/2015 14:00 EDT | Actualisé 19/07/2016 01:12 EDT

Mondiaux-2015: Russie et Italie dominatrices d'une escrime cosmopolite

Les Championnats du monde d'escrime qui se sont terminés dimanche à Moscou avec les titres décernés par équipes au fleuret à l'Italie chez les messieurs et les dames, ont confirmé l'emprise de deux nations, l'Italie et la Russie sur une escrime toujours plus cosmopolite.

Avec quatre titres chacun, Russes et Italiens ont dominé le tableau des médailles. Signe d'une internationalisation toujours plus grande de l'escrime, quinze nations ont obtenu au moins une médaille à Moscou, égalant le record de 2005.

A un an des Jeux de Rio, ces Mondiaux ont permis avant tout aux athlètes et aux nations de marquer des points en vue d'une qualification olympique.

. Le sabre, propriété quasi exclusive de la Russie

Les sabreurs russes sont entraînés depuis 2010 par le maître d'armes français Christian Bauer et à Moscou, leurs résultats étaient particulièrement scrutés, après une édition des Mondiaux-2014 de Kazan en demi-teinte (quatre médailles, dont un titre).

Dans leur capitale, ils ont corrigé le tir en réalisant presque le grand chelem: Sofia Velikaïa, Alexeï Yakimenko et l'équipe féminine se sont parés d'or. Seul le titre par équipe messieurs leur a échappé, contre le grand rival italien, pour le plus grand bonheur de l'inusable Aldo Montano qui complète ainsi son palmarès du seul titre qui lui manquait encore.

Avec les trois champions du monde de l'olympiade (Yakimenko cette année, Nikolaï Kovalev en 2014 et Veniamin Reshetnikov en 2013), Bauer est bien parti pour trouver un successeur à Montano qu'il a mené au sommet de l'Olympe en 2004 et le Chinois Zhong Man titré à Pékin, quatre ans plus tard en 2008, alors qu'il entraînait la Chine.

. La chute de citadelles imprenables

Le fleuret chez les femmes devait revenir à l'Italie en individuel, et l'épée masculine par équipes était programmée pour la France. Mais ces citadelles imprenables sont tombées, avec seulement le bronze pour Arianna Errigo au fleuret, et une modeste 5e place pour la France à l'épée.

La Russie, prise en main par l'Italien Stefano Cerioni après Londres-2012, en a profité pour prendre un titre individuel qu'elle n'a remporté qu'à trois reprises depuis la fin de l'URSS (2002, 2009 et 2015).

Pour la France de l'épée masculine, l'incertitude demeure après une polémique autour de l'entraîneur national Hugues Obry, proche de la sortie après des déclarations sur un conflit avec un membre de la Fédération.

. Toujours plus international

Cela avait été le fait marquant des jeux Olympiques de Londres: depuis de très nombreuses années, l'escrime n'était plus une exclusivité européenne, mais aux JO-2012, des nations comme le Venezuela ou l'Égypte avaient décroché leur première médaille olympique.

Suède, Tunisie, Japon, Danemark: avec quinze nations qui sont reparties de Moscou avec au moins une breloque, l'édition 2015 des Championnats du monde égale le record de 2005, avec des premières pour plusieurs délégations peu habituées au podiums mondiaux.

Ainsi, le Japon a accroché son premier titre mondial grâce à Yuki Ota, en fleuret messieurs. La Tunisie a pris de son côté sa première médaille à l'épée grâce à Sarra Besbes, un an après la première médaille mondiale d'Ines Boubakri au fleuret.

Seul bémol, ces nations émergentes n'ont pas encore la densité pour rivaliser avec les grandes nations dans les épreuves par équipes.

tba/lh/sk

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