NOUVELLES
19/07/2015 12:52 EDT | Actualisé 19/07/2016 01:12 EDT

Merkel se montre ouverte à négocier avec la Grèce, mais ne réduira pas la dette

BERLIN — La chancelière allemande, Angela Merkel, a réitéré dimanche que l'Allemagne n'accepterait pas d'effacer une partie de la dette grecque, mais a laissé entendre qu'elle ferait preuve de flexibilité dans ses négociations.

Interviewée à la chaîne de télévision ARD, Mme Merkel a affirmé qu'une coupe de 30 ou 40 pour cent de la dette était impossible «dans une union monétaire».

Mais la chancelière, qui a persuadé vendredi les députés allemands d'appuyer une nouvelle entente de sauvetage financier de la Grèce, a laissé entendre qu'elle était ouverte à discuter de moyens d'alléger le fardeau d'Athènes.

Elle a affirmé, par exemple, que la Grèce avait déjà reçu des taux d'intérêt favorables, des reports d'échéancier et d'autres mesures. Elle a ajouté qu'elle pourrait reparler de telles choses, mais seulement après que les détails du programme de sauvetage seraient finalisés.

Les grandes lignes de l'entente ont été établies lundi dernier par les 19 dirigeants de la zone euro, mais les détails sont toujours négociés.

Les discussions, qui sont prévues sur quatre semaines, porteront notamment sur des cibles économiques pour la Grèce et sur les réformes jugées nécessaires en échange de 85 milliards d'euros qui seront distribués à la Grèce sur trois ans.

Questionnée au sujet de la déclaration de son ministre des Finances, Wolfgang Schaeuble, qui a laissé entendre la semaine dernière que la Grèce devrait envisager une sortie temporaire de cinq ans de l'euro, Mme Merkel a répondu que l'idée d'un «Grexit» n'était plus sur la table.

Le vice-chancelier et ministre de l'Économie, Sigmar Gabriel, a d'ailleurs critiqué M. Schaeuble dimanche, pour avoir soulevé cette idée, disant qu'il avait été imprudent d'affirmer qu'il parlait au nom de l'Allemagne.

Il a soulevé un doute à l'effet qu'il y avait un différend entre Mme Merkel et son ministre des Finances, ce qu'a minimisé M. Schaeuble dans une entrevue avec la publication Der Spiegel.

Mme Merkel a également écarté l'idée d'une division interne, affirmant que sa coalition et son parti collaboreraient et que «le ministre des Finances mènera les négociations de la même manière que moi».

David Rising, The Associated Press

Biden ou Trump?
Suivez les dernières nouvelles, les analyses et les sondages dans cette course qui ne cesse de surprendre!