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19/07/2015 06:51 EDT | Actualisé 19/07/2016 01:12 EDT

Le vice-chancelier allemand se rend en Iran

Le vice-chancelier et ministre de l'Economie allemand, Sigmar Gabriel, est parti dimanche en Iran, devenant le premier important responsable occidental à se rendre dans ce pays depuis l'accord entre Téhéran et les grandes puissances sur le nucléaire iranien.

M. Gabriel séjournera en Iran jusqu'à mardi "avec une petite délégation composée de représentants des secteurs allemands de l'économie et de la science", selon un communiqué de son ministère.

Le responsable allemand s'entretiendra avec le président iranien Hassan Rohani et plusieurs ministres.

L'accord nucléaire permet "de poser les bases d'une normalisation des liens économiques avec l'Iran à condition que les dispositions(de l'accord nucléaire) soient respectés maintenant", a indiqué M. Gabriel dans le communiqué.

L'accord historique entre Téhéran et les grandes puissances sur le nucléaire iranien va permettre une levée progressive des sanctions internationales contre l'Iran qui impactaient lourdement son économie.

La Fédération allemande des chambres de commerce et d'industrie (DIHK) avait affirmé récemment que son président Eric Schweitzer avait été convié à accompagner en IranSigmar Gabriel.

La perspective d'un voyage de M. Gabriel dans la République islamique avait également été saluée mardi par la puissante fédération allemande de l'industrie BDI, qui juge "réaliste" un volume d'exportations allemandes vers l'Iran à moyen terme de plus de 10 milliards d'euros, contre 2,4 milliards d'euros en 2014.

De "nouvelles chances" se présentent notamment pour les secteurs allemands des machines-outils, de l'automobile et de la chimie, estimait le BDI.

Pour sa part, la fédération allemande des machines-outils VDMA avait chiffré à 8 milliards d'euros le potentiel du marché iranien dans ce secteur. "Une part de marché de 15% à 20% aussi bien pour les machines-outils allemandes qu'italiennes serait un grand succès", estimait la VDMA dans un communiqué.

Un peu plus tôt mercredi, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, avait lui aussi annoncé son intention de se rendre prochainement en visite en Iran. M. Fabius n'a en revanche pas précisé à quelle date il pourrait effectuer cette visite.

A l'issue d'intenses négociations, l'Iran et le groupe P5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) ont conclu mardi un accord avec Téhéran sur son programme nucléaire qui doit rester essentiellement civil, permettant de solder un dossier qui a empoisonné les relations internationales depuis douze ans.

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