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17/07/2015 08:13 EDT | Actualisé 17/07/2016 01:12 EDT

Une exposition consacrée au mystère de la lumière de Lisbonne

Avec sa blancheur "intense et pure" ou son effet "magique et incantatoire", la lumière de Lisbonne exerce une fascination décryptée depuis vendredi dans une exposition, où se croisent l'art et la science.

Installée jusqu'au 20 décembre dans un des pôles du musée municipal de la capitale, situé sur la Place du Commerce, au bord du Tage, l'exposition tente pour la première fois de percer les secrets de cette "icône immatérielle de la ville", source intarissable d'inspiration artistique.

Le parcours, conçu par une physicienne et un cinéaste, démarre avec une démonstration des phénomènes naturels qui font la particularité de la lumière de la capitale portugaise.

"Le caractère unique de la lumière de Lisbonne n'est pas un mythe, mais le résultat d'une multiplicité de facteurs tels que la géographie, la durée d'exposition au soleil ou les vents du nord qui nettoient l'air", explique à l'AFP la professeure de physique Ana Eiro.

A cela s'ajoutent la topographie de la ville, dont les collines forment un amphithéâtre tourné vers le sud, en face de l'estuaire du Tage, ou les matériaux de construction de la ville comme le calcaire de la chaussée ou la céramique recouvrant de nombreuses façades, qui augmentent la réflexion de la lumière.

"Les couleurs jaune, ocre ou rose des maisons contribuent à créer une lumière chaude", relève la physicienne, avant d'ajouter que Lisbonne compte chaque année près de 2.800 heures d'exposition à un soleil découvert, soit presque le double de Londres ou Paris.

L'exposition propose ensuite une sélection d'extraits de films, de peintures et de photos inspirés par la lumière de Lisbonne. On y découvre aussi des vidéos d'images aériennes ou accélérées mettant en mouvement l'ombre et la lumière.

"Cette lumière nous touche particulièrement car elle change à chaque moment, révélant toujours de nouvelles nuances romantiques", note Acacio de Almeida, l'autre commissaire de l'exposition, qui a notamment signé la photographie du film d'Alain Tanner "Dans la ville blanche".

tsc/bh/as