POLITIQUE
17/07/2015 01:48 EDT | Actualisé 17/07/2015 01:56 EDT

Énergie Est : «Thomas Mulcair est en train de s'engluer dans le pétrole bitumineux», selon Gilles Duceppe

PC

Le chef du NPD Thomas Mulcair tient un double discours sur le projet Énergie Est, croit Gilles Duceppe, qui s’attend à une « réponse claire, franche et honnête » de sa part.

« Coincé entre ce qu’il doit dire aux Canadiens et ce qu’il veut laisser croire aux Québécois, Thomas Mulcair est en train de s’engluer dans le pétrole bitumineux», a critiqué le chef du Bloc Québécois.

Selon le Bloc québécois, il veut plaire à tous pour « satisfaire son ambition de devenir premier ministre du Canada ».

Mulcair avait affirmé dans L’Actualité du mois d’août qu’il était « contre ce pipeline », citation reprise par le site web Ricochet qui s’est empressé de relayer la nouvelle en anglais.

Le NPD s’est empressé de rectifier sa position sur Énergie Est sous prétexte que son chef avait été mal cité.

Le verbatim de l’entrevue démontre qu’il refuserait le projet avec les évaluations environnementales actuelles. Il faudrait à son avis revenir à un « système crédible », puis l’étudier à nouveau.

Maîtres chez nous

Le Bloc fait activement campagne contre Énergie Est de TransCanada, sous prétexte qu’il est le seul parti à défendre les intérêts des Québécois.

«Au Québec, on ne veut pas d’un pipeline de pétrole bitumineux qui va traverser nos terres, nos rivières et notre fleuve, qui va permettre l’émission de gaz à effet de serre équivalant à 7 millions de voitures et qui ne nous rapporte aucun bénéfice économique», estime Gilles Duceppe.

«Tant que nous ne serons pas un pays indépendant, on va devoir se battre pour avoir notre mot à dire sur certains projets majeurs qui passe par chez nous», a déclaré le président du parti, Mario Beaulieu, le mois dernier.

Pas d’acceptabilité sociale

De son côté, le Parti libéral du Canada a fait connaître sa position dans une entrevue accordée au Devoir. Justin Trudeau avait prédit que le projet ne verrait jamais le jour puisqu’il ne réussirait pas « le test de l’acceptabilité sociale ».

Il promet de revoir le processus d’évaluation pour y inclure les émissions de gaz à effet de serre s’il est élu premier ministre.

Galerie photo Investiture de Mario Beaulieu, chef du Bloc Québécois Voyez les images