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17/07/2015 13:04 EDT | Actualisé 17/07/2016 01:12 EDT

Panam: Les archères canadiennes s'inclinent 5-1 en quarts de finale

TORONTO — Les Québécoises Georcy-Stéphanie Thiffeault-Picard et Virginie Chénier ont été éliminées dès les quarts de finale de l'épreuve féminine par équipes de tir à l'arc, vendredi, sous une faible pluie au stade Varsity des Jeux panaméricains de Toronto.

Thiffeault-Picard et Chénier, qui faisaient équipe avec l'Ontarienne de 42 ans Kateri Vrakking, se sont inclinées 5-1 dès le premier match de la journée contre la Colombie, troisième tête de série.

«La Colombie est un pays extrêmement fort, surtout chez les dames, a dit Thiffeault-Picard. Elles sont très, très fortes au niveau mondial. On se disait que nous avions une chance et qu'il suffisait d'y croire pour y parvenir. Nous avons poussé et, lors des deux dernières volées, nous étions très près d'elles dans les scores.» 

Chénier a indiqué que les Canadiennes, sixièmes têtes de série, avaient peut-être été déstabilisées lors de la première des trois volées de cette compétition. Elle s'est néanmoins dite satisfaite de leur performance, même si une médaille était dans la ligne de mire du trio d'archères.

«Lors de la première volée, je crois que nous étions toutes déstabilisées à cause de la foule et du fait de changer de ballot — on tirait à la droite du terrain plutôt qu'à la gauche comme c'était le cas à l'entraînement, a expliqué Chénier. Les conditions étaient également très différentes, mais nous nous sommes replacées lors des deux dernières volées, nous sommes donc contentes.»

Chaque match de l’épreuve par équipes se compose de trois volées (manches) au cours desquelles les archères d’une équipe tirent deux flèches chacune, pour un total de six, dans un délai de deux minutes. Une seule archère peut tirer à la fois. L’équipe ayant remporté le plus de points à la fin d’une volée gagne deux points. La première équipe qui marque cinq points gagne le match.

En individuel plus tôt cette semaine, Thiffeault-Picard était à surveiller puisqu'au début des compétitions elle était classée première archère au Canada, alors que sa carrière internationale en est à ses premiers balbutiements. L'étoile montante de la discipline a d'ailleurs défait sa partenaire, Chénier, par la marque de 6-5 en ronde des 16.

«Je visais un top-8, mais je n'ai pas fait ce que j'espérais en qualifications. J'ai donc été obligée de disputer des matchs plus difficiles dès le départ, a confié Chénier. Et le fait d'affronter une coéquipière dès le début, je savais que ça allait être 'rough', mais au moins une d'entre nous a pu poursuivre sa route.»

Thiffeault-Picard a finalement plié l'échine 6-0 en huitièmes de finale devant la Mexicaine Aida Roman.

L'équipe canadienne s'envolera maintenant pour Berlin pour prendre part à un camp de préparation, la semaine prochaine. Elle se rendra ensuite au Danemark pour les Championnats du monde du 26 juillet au 2 août, avec l'espoir de se qualifier pour les Jeux olympiques de 2016 à Rio.

Tourner la page sur la controverse

À l'issue de la compétition par équipes, il fallait voir les étreintes très émotives de Thiffeault-Picard avec Chénier et Vrakking. C'est que depuis les Jeux olympiques de Pékin en 2008, Vrakking doit toujours lutter contre Tir à l'arc Canada pour obtenir sa place au sein de l'équipe canadienne.

Pendant les sélections nationales au printemps à Montréal, Vrakking s'était contentée du troisième rang derrière Chénier et Thiffeault-Picard. Tir à l'arc Canada avait alors le droit de déterminer si la troisième archère irait ou non à Toronto, en vertu de certains critères.

«Finalement, la fédération a déterminé qu'elle n'y irait pas en raison de son âge, mais elle s'est battue en cour et a réussi à reprendre sa place», a résumé Thiffeault-Picard.

Les Québécoises ont précisé que le rôle de Vrakking avec l'équipe s'était révélé indispensable aux Jeux panaméricains, surtout pour leur progression personnelle.

«Le soir, dans notre chambre, elle nous parlait et essayait de nous détendre, a expliqué Thiffeault-Picard. Sérieusement, cette semaine, ça nous a beaucoup aidées Virginie et moi. On apprécie vraiment la présence de Kateri, malgré la controverse qui l'a entourée avant les Panam.»

Alexandre Geoffrion-McInnis, La Presse Canadienne