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17/07/2015 13:09 EDT | Actualisé 17/07/2016 01:12 EDT

Les trois mousquetaires au TNM, une pièce à grand déploiement

Le festival Juste pour rire n'offre pas que des spectacles d'humour dans sa programmation, mais aussi du théâtre classique. Après le triomphe de Cyrano de Bergerac l'année dernière avec Patrice Robitaille dans le rôle-titre, on peut voir cet été Les trois mousquetaires d'Alexandre Dumas.

Un texte de Tanya Lapointe

On apportait cette semaine les touches finales aux Trois mousquetaires pour la première de lundi prochain. Il s'agit d'une pièce à grand déploiement comme on en voit peu souvent au Québec, composée de 18 comédiens pour interpréter le texte d'Alexandre Dumas.

Dans les rôles des mousquetaires, on retrouve Benoît McGinnis en Aramis, Guillaume Cyr en Porthos et Éric Bruneau en Athos.

Le rôle principal, d'Artagnan, a été confié à un comédien émergeant, Philippe Thibault-Denis. Son expérience de tournée avec le chorégraphe Dave St-Pierre le sert bien dans cette pièce de deux heures trente.

Éric Bruneau renchérit en expliquant qu'en plus des heures de répétition, les comédiens se sont entraînés pendant 40 heures avec un maître d'armes de Stratford, « parce que nos personnages sont censés être les meilleurs escrimeurs au monde ».

Pierre Yves Lemieux signe cette adaptation de l'œuvre qui a connu de nombreuses incarnations depuis sa publication en 1844.

Des costumes d'époque

Les comédiennes se prêtent aussi à l'exercice du combat à l'épée dans leurs costumes d'époque conçus par François Barbeau, qui a tiré son inspiration du cinéma.

Julie Le Breton compare ces costumes à ceux portés par les grandes actrices hollywoodiennes telles que Lana Turner et Gina Lollobrigida. « Ce sont des espèces de décolletés qui ne sont pas tout à fait d'époque, qui le sont, mais plus comme Hollywood voyaient les films d'époque. »

De plus, le décor de Guillaume Lord apporte une dynamique différente au jeu des comédiens.

Une tradition en devenir?

La pièce Les trois mousquetaires succède à Cyrano de Bergerac présentée l'an dernier, dans un volet de Juste pour rire qui pourrait un jour ressembler à la tradition du festival de Stratford en Ontario.

« Avec Cyrano, on a découvert qu'il y avait effectivement une envie du public pour ces grands spectacles qu'on ne fait plus beaucoup », croit le metteur en scène Serge Denoncourt.

« Disons la vérité, ce sont des spectacles qui coûtent très cher, à grand déploiement. Tant que les gens vont acheter des billets, on peut en faire. »