NOUVELLES
17/07/2015 00:31 EDT | Actualisé 16/07/2016 01:12 EDT

Les cours du pétrole en hausse modérée en Asie

Les cours du pétrole s'affichaient en hausse vendredi en Asie mais les gains étaient limités par les inquiétudes persistantes du marché sur la surabondance de l'offre mondiale d'or noir.

Le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en août s'appréciait de 19 cents à 51,10 dollars, le Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre, nouveau contrat de référence, avançait de 20 cents à 57,12 dollars.

"L'attention du marché s'est vraiment reportée sur l'excès d'offre et en l'absence de données économiques solides, il est très difficile de penser que les cours vont monter significativement", relevait Jonathan Barratt d'Ayers Alliance Securities à Sydney, cité par Bloomberg News.

L'accord signé par Téhéran et les grandes puissances, qui prévoit un contrôle du nucléaire iranien en échange d'une levée progressive des sanctions internationales, devrait entraîner à terme une nette augmentation des exportations de brut de la République islamique.

Les opérateurs s'en inquiètent alors que le marché est déjà saturé mais aucun afflux substantiel de pétrole iranien n'est attendu avant 2016 et les préoccupations semblent s'estomper à ce sujet.

Si les dernières données sur l'offre américaine sont plutôt encourageantes, le département de l'Energie (DoE) ayant fait état d'une nette baisse des réserves de pétrole brut aux Etats-Unis la semaine dernière, le niveau des réserves du terminal de Cushing dans l'Oklahoma, très suivi car il sert de référence aux cours du WTI, contribue à la morosité des courtiers.

Le cabinet d'analyses Genscape a en effet annoncé une hausse d'un million de barils des réserves de brut à Cushing la semaine dernière.

Enfin le marché pétrolier pâtit d'un regain du dollar dû aux propos de Janet Yellen, présidente de la Réserve fédérale, qui a plaidé pour une hausse des taux d'intérêt américains avant la fin de l'année malgré les "incertitudes" économiques liées notamment à la Grèce ou à la Chine.

Une hausse des taux d'intérêt américains rendrait le dollar plus rémunérateur et donc plus attractif pour les investisseurs, d'autant plus que les autres grandes devises, l'euro et le yen, devraient continuer de voir leurs banques centrales associées - respectivement la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque du Japon (BoJ) - maintenir le cap de politiques monétaires ultra-accommodantes.

Or la force du billet vert rend plus coûteux et donc moins intéressants les échanges pétroliers, libellés en dollars.

Jeudi, le cours du baril de "light sweet crude" avait perdu 50 cents à 50,91 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). A Londres, le Brent avait pris 46 cents à 57,51 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

dan/iw/gab/tll

INTERCONTINENTALEXCHANGE GROUP