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17/07/2015 09:18 EDT | Actualisé 17/07/2016 01:12 EDT

Le pétrole ouvre en légère baisse à New York

Les cours du pétrole baissaient un peu vendredi après l'ouverture à New York, dans la foulée d'une semaine de déprime, dominée par l'accord nucléaire iranien, peu d'éléments étant jugés encourageants quant à l'excès d'offre dans le monde.

Vers 13H05 GMT, le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en août cédait 26 cents à 50,65 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), enregistrant une baisse de près de deux dollars sur l'ensemble de la semaine.

"Désormais, il y a un vrai risque de déclin" durable, a estimé Bart Melek, de TD Securities. "Tout cela est manifestement liés aux nombreuses inquiétudes quant aux quantités élevées de pétrole supplémentaire que le marché mondial pourrait recevoir de l'Iran".

Le marché avait initialement réagi avec sérénité à l'annonce de l'accord conclu en début de semaine entre Téhéran et les grandes puissances, mais il a ensuite enregistré plusieurs séances de baisse.

"On dit que l'Iran dispose d'une cinquantaine de millions de barils prêts à être exportés dès que les sanctions seront levées", ce que l'accord rend envisageable pour décembre, a rapporté M. Melek.

Face à cette perspective, aucune baisse de production n'est à attendre du côté de l'ensemble de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), dont est membre l'Iran, selon les analystes de PVM.

"Ils ont laissé leur plafond de production inchangé à 30 millions de barils par jour mais ne s'y sont tenus qu'une seule fois, en février, depuis le mois de novembre", ont-ils souligné.

Enfin, les investisseurs ne trouvent guère plus de raison d'espérer aux Etats-Unis, malgré l'annonce en milieu de semaine d'une nette baisse des réserves de brut.

"On entre dans le sommet de la saison des déplacements estivaux et, une fois qu'elle sera passée, les raffineries vont probablement réduire la cadence", a prévenu M. Melek. "On pourrait alors se retrouver face une hausse des stocks".

Pour l'heure, vendredi, le marché va scruter le décompte des puits de pétrole en activité aux Etats-Unis, établi par le groupe privé Baker Hughes, dans l'espoir d'y trouver des indices sur l'évolution à venir d'une production toujours élevée, à quelque 9,5 millions de barils par jour.

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