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17/07/2015 10:41 EDT | Actualisé 17/07/2016 01:12 EDT

La Russie dénonce une "parodie" de réforme constitutionnelle en Ukraine

La Russie a dénoncé vendredi le projet de réforme constitutionnelle en Ukraine, censé accorder plus d'autonomie aux régions de l'Est séparatiste, comme une "parodie" des mesures qui doivent être appliquées par les autorités de Kiev dans le cadre des accords de paix.

Le projet de réforme "a été préparé non seulement sans (la participation) des véritables représentants de Donetsk et Lougansk, mais également sans la moindre prise en compte des intérêts du sud-est de l'Ukraine", a fustigé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué, dans une allusion aux représentants des républiques auto-proclamées et pro-russes de ces deux villes ukrainiennes.

"La tentative de présenter ce texte comme un quelconque accomplissement des engagements de Kiev dans le cadre des accords de Minsk est une parodie qui ne doit tromper personne", ajoute-t-il.

Les députés ukrainiens ont fait jeudi le premier pas vers une réforme de la Constitution du pays, qui doit octroyer davantage de pouvoirs aux conseils des élus régionaux et locaux, mais sans confirmer définitivement le statut semi-autonome des territoires sous le contrôle des rebelles, contrairement à leurs attentes.

Selon le projet de réforme, ce statut spécial devrait être déterminé par une loi séparée et pour une durée de trois ans seulement.

La "décentralisation" et "le statut spécial" des régions rebelles de Donetsk et Lougansk étaient prévus par les accords de paix signés à Minsk en février grâce à la médiation de la chancelière allemande Angela Merkel et du président français François Hollande, en présence du président Vladimir Poutine.

"Nous appelons la partie ukrainienne à cesser de construire une apparence de processus de règlement politique du conflit et à suivre scrupuleusement l'esprit et le texte des accords de Minsk 2", poursuit le ministère russe.

Le projet de réforme constitutionnelle en Ukraine a été envoyé par les députés à la Cour constitutionnelle dont le feu vert est nécessaire avant le vote sur le texte, en deux lectures.

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