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17/07/2015 10:16 EDT | Actualisé 17/07/2016 01:12 EDT

L'Unesco demande une enquête sur la mort d'un journaliste indien

La directrice générale de l'Unesco a "exhorté" vendredi les autorités indiennes à mener une enquête approfondie sur la mort d'un journaliste, qui enquêtait sur une vaste affaire de corruption dans l'Etat du Madhya Pradesh (centre).

"Il est essentiel pour l'Etat de droit et pour le droit de toute société à être tenue informée que les autorités fassent leur possible pour faire la lumière sur les circonstances de la mort de Akshay Singh", a déclaré Irina Bokova, citée dans un communiqué.

Ce correspondant de la chaîne d'information en hindi Aaj Tak est décédé le 4 juillet, alors qu'il enquêtait sur le "scandale Vyapam", dans lequel des milliers de personnes sont soupçonnées d'avoir dû verser des pots-de-vin à des fonctionnaires et des politiques de l'Etat du Madhya Pradesh en échange d'un emploi public ou d'une formation.

Agé de 38 ans, Akshay Singh est mort d'une crise cardiaque selon les médecins d'un hôpital local. Mais les médias indiens ont émis des doutes sur cette version.

Le journaliste s'est senti mal alors qu'il interviewait les parents d'une jeune femme, qui aurait obtenu un poste dans ce scandale et dont le corps a été retrouvé sur une voie de chemin de fer il y a deux ans. Selon la police, la jeune femme s'est suicidée mais les parents assurent qu'elle a été étranglée.

La semaine dernière, la Cour suprême indienne a ordonné l'ouverture d'une enquête fédérale sur le "scandale Vyapam" et sur les décès suspects survenus autour de l'affaire pour "permettre une enquête libre et impartiale".

Selon des informations de presse et les affirmations du parti du Congrès, membre de l'opposition, plus de 40 personnes ayant un lien avec l'affaire - dont des suspects et des témoins - sont mortes depuis deux ans.

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