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17/07/2015 14:10 EDT | Actualisé 17/07/2016 01:12 EDT

L'ex-président du Burkina Faso accusé de haute trahison

OUAGADOUGOU, Burkina Faso — L'ancien président Blaise Compaoré, qui a dirigé le Burkina Faso pendant près de 30 ans, a été accusé de «haute trahison» pour avoir tenté de modifier la Constitution afin de se porter candidat pour un troisième mandat, ont annoncé les médias du pays.

La tentative de M. Compaoré de se maintenir au pouvoir a provoqué de grandes manifestations à Ouagadougou et ailleurs au Burkina Faso en octobre, le poussant à démissionner et à fuir le pays.

En plus des accusations contre l'ancien président, les députés du Parlement intérimaire ont porté des accusations de meurtre et de voies de fait contre des responsables gouvernementaux qui avaient approuvé sa tentative de se maintenir au pouvoir. Selon Amnistie internationale et d'autres groupes de défense des droits de la personne, les forces de sécurité ont ouvert le feu durant le soulèvement populaire, faisant un nombre indéterminé de victimes.

Des accusations de détournement de fonds ont également été portées contre d'anciens responsables, dont l'ex-ministre des Affaires étrangères Djibril Bassolet, qui est candidat à l'élection présidentielle prévue en octobre.

Toutes les accusations seront transmises au procureur général.

L'ancien président a trouvé refuge en Côte d'Ivoire, mais il se serait rendu au Maroc cette semaine pour un traitement médical.

Le Burkina Faso est dirigé par un gouvernement de transition jusqu'au scrutin. Le code électoral adopté plus tôt cette année interdit aux membres du cercle rapproché de Blaise Compaoré de se porter candidats, mais un tribunal régional a jugé cette semaine que cette interdiction violait «le droit de participer à des élections justes».

Brahima Ouédraogo, The Associated Press