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17/07/2015 05:48 EDT | Actualisé 17/07/2016 01:12 EDT

Gabriel au Bundestag: "bon pour l'Allemagne" que la France ait joué "un rôle moteur" sur la Grèce

Le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel a salué vendredi le rôle du tandem franco-allemand dans la gestion de la crise grecque, et estimé "bon pour l'Allemagne" le "rôle moteur" de Paris pour parvenir à un accord.

"C'est bien que la France et l'Allemagne aient ensemble pris la direction" des tractations entre la Grèce et ses partenaires européens ces dernières semaines, qui ont permis d'aboutir lundi à un accord sur un troisième programme d'aide, a déclaré le ministre de l'Economie social-démocrate aux députés du Bundestag.

Il est "bon pour l'Allemagne" que la France ait "de nouveau joué ici un rôle moteur en Europe", a jugé M. Gabriel, expliquant que "l'impression, justifiée ou non, que l'Allemagne dirige seule l'Europe n'est pas bonne pour l'Europe mais également pas bonne pour nous, Allemands".

Selon M. Gabriel, une position commune entre la France et l'Allemagne sur l'accord était "depuis le début la condition centrale de notre soutien à tout résultat issu des négociations".

"L'Allemagne et la France doivent être à la hauteur de leur responsabilité particulière en faveur de l'Europe et (...), en dépit de leurs positions de départ différentes, unifier ensemble l'Europe".

Le président du parti social-démocrate a été vivement critiqué en Allemagne et en Europe pour son positionnement dans le cadre de la crise grecque, jugé beaucoup trop proche de celui des conservateurs avec lesquels le SPD dirige l'Allemagne.

Le premier secrétaire du parti socialiste français, Jean-Christophe Cambadélis, s'était notamment adressé au cours du week-end à M. Gabriel "pour qu'il agisse auprès de Mme Merkel" car "les peuples d'Europe ne comprennent pas la surenchère allemande".

Devant le Bundestag, vendredi, la chancelière Angela Merkel s'est aussi félicitée du travail accompli par le couple franco-allemand.

"L'Allemagne et la France ont souvent (...) des avis très différents mais il s'agit de savoir s'il est possible de concilier ces opinions résultant de perspectives différentes", a-t-elle dit.

"Et un accord entre l'Allemagne et la France, justement parce que les perspectives sont différentes, trace souvent la voie que les autres pays en Europe peuvent emprunter, c'est exactement ce que nous avons réussi à faire ici", a-t-elle jugé.

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