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17/07/2015 11:44 EDT | Actualisé 17/07/2016 01:12 EDT

Elections au Congo : le "dialogue national" ouvre la voie à un changement de Constitution

Le "dialogue national" sur l'avenir des institutions en République du Congo voulu par le président Denis Sassou Nguesso a ouvert la voie vendredi à la tenue d'un référendum sur une nouvelle constitution qui permettrait au chef de l'État de se représenter en 2016.

Selon le communiqué final de ce forum politique boudé par l'essentiel de l'opposition, les délégués se sont prononcés pour une nouvelle constitution sans limite d'âge maximal pour les canditats à la présidentielle ni restriction du nombre de mandats autorisés à un chef de l'État.

"Une forte majorité s'est dégagée en faveur" d'un "changement de constitution" qui concilierait "les valeurs universelles de la démocratie et les réalités politiques, sociales et culturelles de notre pays", indique ce communiqué lu publiquement à Sibiti (250 km à l'ouest de Brazzaville), où s'était ouvert lundi le "dialogue national".

"A cet effet, les réformes à engager porteront" notamment sur "la fixation de l'âge pour être éligible à l'élection présidentielle à 30 ans minimum" et "la fixation de la durée du mandat présidentiel à cinq ans renouvelable", ajoute le texte.

"Par consensus", les participants au dialogue national ont "opté pour les réformes institutionnelles et s'en remettent au président de la république initiateur du dialogue pour qu'il en tire les conséquences conformément à ses prérogatives constitutionnelles".

Adoptée en 2002, la Constitution de la République du Congo stipule que nul ne peut être candidat à la fonction suprême s'il a plus de 70 ans et limite à deux le nombre de mandats que peut assurer le président du pays.

Âgé de 72 ans, M. Sassou cumule plus de trente ans à la tête du pays. Il a dirigé le Congo à l'époque du parti unique, de 1979 jusqu'aux élections pluralistes de 1992, qu'il a perdues.

Revenu au pouvoir en 1997 à l'issue d'une violente guerre civile, il a été élu président en 2002 et réélu en 2009.

Au Congo, la Constitution prévoit l'organisation d'un référendum pour sa modification et la convocation de celui-ci est du ressort du chef de l'État.

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