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17/07/2015 09:24 EDT | Actualisé 17/07/2016 01:12 EDT

Égypte: cinq manifestants islamistes tués lors d'un affrontement avec la police

LE CAIRE — Les forces de sécurité égyptiennes et des partisans des Frères musulmans ont échangé des tirs d'arme à feu qui ont fait au moins cinq morts vendredi durant une manifestation au Caire, a indiqué un responsable de la sécurité.

Ce sont les pires violences durant une manifestation islamiste depuis plusieurs mois dans la capitale égyptienne, malgré la forte répression exercée contre les partisans des Frères musulmans, bannis par les autorités et désignés comme une organisation terroriste.

Les violences ont éclaté quand plus de 500 partisans ont organisé une marche dans le quartier Talibiya de Gizeh, qui fait partie de la grande région du Caire, après les prières marquant la fin du mois sacré du Ramadan et le début d'une autre importante fête musulmane, l'Aïd el-Fitr.

Des échauffourées ont éclaté entre des manifestants, d'un côté, et plusieurs policiers et résidants du quartier, de l'autre. Les violences ont rapidement dégénéré avec des tirs de balles réelles, qui ont aussi fait quatre blessés, a déclaré le responsable de la sécurité sous le couvert de l'anonymat.

Une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux montre une foule de jeunes manifestants qui affrontent la police, lançant des feux d'artifice et des fusées éclairantes dans leur direction, alors que des explosions retentissent. L'authenticité de la vidéo n'a pas pu être confirmée, mais elle correspond aux informations obtenues par l'Associated Press.

Plus tard vendredi, l'agence de presse officielle MENA a déclaré que la police avait repris le contrôle du secteur, qui se trouve près de la route principale menant aux célèbres pyramides de Gizeh. L'agence a rapporté qu'un total de six personnes avaient été tuées dans les violences de la journée, dont une dans la ville voisine de Nahia, considérée comme un bastion des Frères musulmans. La police a également arrêté 15 partisans des Frères musulmans, selon MENA.

L'agence a précisé que l'homme tué à Nahia était un sympathisant bien connu du mouvement qui avait déjà été arrêté par la police. La ville est farouchement opposée au gouvernement et considérée comme un coupe-gorge pour les forces de sécurité.

Brian Rohan, The Associated Press