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15/07/2015 06:00 EDT | Actualisé 15/07/2016 05:12 EDT

Le «comptable d'Auschwitz» condamné à quatre ans de prison

Convicted former SS officer Oskar Groening listens to the verdict of his trial on July 15, 2015 at court in Lueneburg, northern Germany. Oskar Groening, 94, sat impassively as judge Franz Kompisch said 'the defendant is found guilty of accessory to murder in 300,000 legally connected cases' of deported Jews who were sent to the gas chambers in 1944.  AFP PHOTO / POOL / TOBIAS SCHWARZ        (Photo credit should read TOBIAS SCHWARZ/AFP/Getty Images)
TOBIAS SCHWARZ via Getty Images
Convicted former SS officer Oskar Groening listens to the verdict of his trial on July 15, 2015 at court in Lueneburg, northern Germany. Oskar Groening, 94, sat impassively as judge Franz Kompisch said 'the defendant is found guilty of accessory to murder in 300,000 legally connected cases' of deported Jews who were sent to the gas chambers in 1944. AFP PHOTO / POOL / TOBIAS SCHWARZ (Photo credit should read TOBIAS SCHWARZ/AFP/Getty Images)

LUNEBOURG, Allemagne — Un ancien garde du camp de concentration d'Auschwitz a été condamné mercredi, en Allemagne, à quatre ans de détention pour sa culpabilité à 300 000 chefs de complicité pour meurtre. Il était passible d'une peine de 15 ans de prison.

Oskar Groening, maintenant âgé de 94 ans, a écopé de cette peine devant un tribunal de Lunebourg, dans le nord de l'Allemagne, pour des faits qui se sont produits entre mai et juillet 1944.

Environ 425 000 juifs ont alors été emmenés de Hongrie au camp d'Auschwitz, en Pologne, un pays occupé par l'Allemagne. La plupart ont été placés sans délai dans des chambres à gaz où ils ont péri. 

Oskar Groening, un ancien sergent des SS, montait la garde pendant que ces victimes étaient conduites des wagons à bestiaux jusqu'aux chambres à gaz. Il a aussi aidé à récolter et à compiler l'argent volé à ceux qui arrivaient à Auschwitz, ce qui lui a valu le surnom de «comptable d'Auschwitz».

Pendant son procès, Groening a déclaré qu'il avait été témoin de nombreuses atrocités mais a maintenu qu'il n'y avait jamais participé.

Son procès a été le premier à mettre à l'épreuve un argument selon lequel toute personne ayant servi comme gardien dans un camp de la mort peut être accusée de complicité pour meurtre, même sans preuve d'une participation directe à une mort.

 

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