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Tunisie: 3 dirigeants du principal groupe extrémiste armé abattus

Trois dirigeants de la Phalange Okba Ibn Nafaa, principal groupe extrémiste armé tunisien, figurent parmi les cinq personnes abattues vendredi dans la région de Gafsa dans le centre de la Tunisie, a annoncé dimanche soir le ministre de l'Intérieur Najem Gharsalli.

"L'opération menée vendredi par nos forces sécuritaires en coopération avec l'armée dans la région de Gafsa a abouti à l'élimination de cinq éléments terroristes dangereux dont trois principaux dirigeants de la Phalange Okba Ibn Nafaa", a-t-il précisé lors d'une conférence de presse.

Selon le ministre, la Phalange Ibn Nafaa, une branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui a revendiqué nombre d'attaques contre les forces armées tunisiennes dans la zone frontalière entre la Tunisie et l'Algérie, a été éradiquée "à 90%" après cette opération.

Le ministère de l'Intérieur avait indiqué vendredi que "cinq éléments terroristes" avaient été tués lors d'une opération des forces de l'ordre.

Les deux Tunisiens Mourad Gharsalli et Hakim Hazi et l'Algérien Lounis Abou Fath, recherché par les autorités algériennes depuis 1994, sont les "poids lourds" de ce groupe qui ont été abattus dans l'opération, a ajouté le ministre.

Les deux autres personnes n'ont pas été encore identifiées, selon la même source.

"Nous n'allons pas reculer devant ces semeurs de la mort", a martelé le ministre, affirmant qu'"il y a probablement des éléments en Tunisie qui ont prêté allégeance au groupe de l'Etat islamique" (EI), mais niant l'existence de ce groupe dans le pays.

Selon les autorités tunisiennes, la Phalange Okba Ibn Nafaa est responsable de l'attentat contre le musée du Bardo du 18 mars dernier (22 morts, 21 touristes et un policier) bien que cette attaque ait été revendiquée par l'EI.

Son chef, le jihadiste Lokmane Abou Sakr, avait été tué fin mars lors d'une opération des forces spéciales dans la région de Gafsa dans laquelle neuf jihadistes armés avaient été tués.

Depuis la révolution de janvier 2011, la Tunisie fait face à une progression de la mouvance jihadiste responsable de la mort de plusieurs dizaines de policiers, militaires ainsi que de touristes.

kl/myl

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