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Les frappes saoudiennes se poursuivent au Yémen malgré la trêve de l'ONU

SANAA, Yémen — Une nouvelle frappe aérienne de la coalition saoudienne menée contre les Houthis au Yémen, lundi, a causé la mort de 25 civils, en blessant au moins 50 autres, selon les rebelles et les autorités médicales.

Un quartier résidentiel et pauvre à l'est de la capitale de Sanaa a été la dernière cible de la coalition, tôt lundi matin, selon les rebelles. Cette zone est située à quelques centaines de mètres d'un camp militaire utilisé par les Houthis. De la fumée s'échappait de plusieurs édifices partiellement détruits par les tirs.

Des porte-paroles des hôpitaux ont indiqué que des femmes et des enfants faisaient partie des victimes.

Le même jour, les tirs aériens ont aussi atteint d'autres quartiers de la capitale et dix provinces yéménites.

Les combats sur le terrain se sont également poursuivis à Aden, Taiz et certains quartiers de Marib, selon des responsables militaires qui ont requis l'anonymat.

Il s'agit officiellement de la troisième journée de la trêve négociée sous l'égide des Nations unies entre les rebelles et la coalition internationale dirigée par l'Arabie saoudite. Les Saoudiens martèlent qu'ils ne sont pas tenus de respecter cette entente puisqu'ils considèrent que les Houthis manquent à leurs engagements eux-mêmes.

À New York, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est dit déçu que le «cessez-le-feu humanitaire» ne tienne pas. Il affirme toutefois qu'il n'a pas perdu espoir qu'une trêve entre en vigueur prochainement.

«Nous n'avons pas perdu espoir et les discussions sont en cours», a affirmé lundi le porte-parole de M. Ban, Stéphane Dujarric.

L'Arabie saoudite et sa coalition a lancé une campagne militaire, le 26 mars, pour tenter de rétablir le pouvoir du président reconnu internationalement Abed Rabbo Mansour Hadi, qui est actuellement en exil en Arabie saoudite, pays voisin. Les frappes ciblent les Houthis et leurs alliés, qui incluent les forces fidèles à l'ancien président Ali Abdallah Saleh.

Plus de 3000 personnes ont été tuées au Yémen depuis le début de l'intervention saoudienne.

Ahmed Al-Haj, The Associated Press

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